Selon le Financial Times, l'armée israélienne compte prendre le contrôle de Ghaza et «l’administrer, réoccupant de fait ce territoire 20 ans après son retrait» de l’enclave palestinienne.
Malgré les imposantes manifestations populaires de la semaine écoulée et d’hier devant le Parlement contre les décisions du Premier ministre Benyamin Netanyahu, notamment le retour à la guerre à Ghaza et la destitution du chef du Shin Bet (la sécurité intérieure) et de la conseillère juridique, la coalition gouvernementale a été sauvée, hier, par l’adoption du budget de l’Etat d’un montant de 205 milliards de dollars, jamais atteint depuis la création d’Israël en 1948. Même si le Premier ministre a sauvé sa coalition et prolongé sa survie d’une année, grâce à l’extrême droite, la révolte populaire se poursuit et les appels se multiplient pour faire arrêter la guerre à Ghaza.
La guerre génocidaire ordonnée par Netanyahu et les suprémacistes, sionistes de son gouvernement contre la population de Ghaza, déclenchée au lendemain du 7 octobre 2023, vient de dépasser le seuil des 50 000 morts et 100 000 blessés, dont plus de 70% sont des femmes et des enfants.
Le Hezbollah a nié toute implication dans les tirs de roquettes qui ont été à l’origine des représailles israéliennes. Dans un communiqué publié samedi, le parti chiite libanais a fait remarquer que «les allégations de l’ennemi israélien s’inscrivent dans le cadre des prétextes avancés pour poursuivre ses attaques contre le Liban, et qui n’ont pas cessé depuis l’annonce du cessez-le-feu».
Pendant que l’armée entre en profondeur à Ghaza et réoccupe le corridor Netzarim, qui relie le sud de l’enclave à la frontière avec l’Egypte, et menace d’occuper plus de territoires de Ghaza, le cabinet de sécurité approuvait, dans la soirée de samedi dernier, la création d’une administration chargée de «faciliter» la déportation des Ghazaouis et la transformation de 13 quartiers juifs en Cisjordanie occupée en colonies, avec tous les privilèges dans un but d’annexion. Soutenu et encouragé par l’administration Trump, Israël foule aux pieds le droit international et accélère son plan de nettoyage ethnique.
L’envoyé américain se remémore sa visite à la Place des otages, lors de sa visite à Israël, pour lequel «c’était spirituel» et explique que la perte de son fils par une overdose lui a donné une «sensibilité et une empathie» envers les familles des otages, avec lesquelles il a noué des liens et est resté en contact.
La stratégie israélienne soulève des inquiétudes profondes. «Israël veut s’approprier des territoires et ne jamais les restituer», affirme Andreas Krieg, professeur de sécurité à King’s College Londres.
Le Premier ministre israélien a fait face, hier, à la fureur et la colère de milliers de manifestants rassemblés hier matin, devant le siège de la Knesset (parlement), pour dénoncer le limogeage du patron du Shin Bet et la reprise de la guerre contre Ghaza, après un cessez-le-feu de près de deux mois.
Israël a repris sa guerre génocidaire contre Ghaza. De violents raids ont été effectués à l’aube de la journée d’hier, contre des tentes et des abris, tuant 419 Palestiniens, majoritairement des femmes et des enfants et blessant 528 autres. L’opération, qui a duré plus de deux heures, a été autorisée par l’administration Trump, sous prétexte que le Hamas a refusé d’accepter le plan de libération des otages sans la garantie de la fin de la guerre et du retrait des troupes israéliennes de Ghaza. A l’exception des USA, la communauté internationale a été unanime à dénoncer ce nettoyage ethnique.
l L’espoir d’arriver à la fin de la guerre à Ghaza s’est encore éloigné durant cette fin de semaine, et il est peu probable, sauf surprise, que les parties reviennent à la table des négociations l Le Plan dit Witkoff, qui prévoit la libération des otages et la prolongation du cessez-le-feu jusqu’à la mi-avril, sans garantir la fin de la guerre, a été rejeté par le Hamas, qui réclame des pourparlers sur la 2e phase de l’accord signé au mois de janvier dernier l Le Hamas a annoncé être prêt à libérer, en geste de bonne foi, les otages israélo-américains, vivants et morts, pour aller vers des pourparlers plus larges permettant la fin de la guerre, mais Israël et les Etats-Unis ont rejeté l’offre.
Les différends entre les deux parties portent sur la deuxième phase de l’accord, qui prévoit, selon le Hamas, un cessez-le-feu permanent, le retrait complet israélien de Ghaza et la libération des otages encore retenus dans le territoire palestinien
Israël déclare «infondée» la tenue, vendredi prochain à Berne, de la Conférence des Etats parties aux Conventions de Genève sur la protection des civils dans les Territoires palestiniens occupés. Il s’est attaqué à la Suisse, qu’il accuse d’avoir organisé une réunion décrite comme une «plateforme additionnelle pour l’attaquer».
Le quotidien espagnol El Independiente a indiqué qu’en février, le Makhzen a cyniquement expulsé trois députés européens venus enquêter sur la répression exercée contre les Sahraouis et le pillage illégal des ressources naturelles du Sahara occidental.
Le Maroc d’aujourd’hui n’est plus le Maroc d’antan, ce Maroc où on cultivait la solidarité et la fraternité intermaghrébine, marquée par un soutien résolu à la lutte du peuple algérien contre le colonialisme français et pour son émancipation.
Israël a ordonné l’arrêt de l’entrée de l’aide humanitaire à Ghaza prétextant le rejet par le Hamas, d’une proposition américaine qui lui permet la prolongation du cessez-le feu, pour libérer les otages et maintenir ses troupes à Ghaza. Une proposition rejetée par le Hamas, qui appelle au respect des termes de la trêve, durant laquelle, Israël a tué 116 Palestiniens, blessé 490 autres et commis 400 violations de l’accord, dont la 1re phase a pris fin hier.
L’administration Trump a autorisé un transfert de près de 3 milliards d’armes vers Israël comprenant les bombes à destruction massive de 900 kilos capables de percer le béton armé et les bunkers sous terrains. Ces opérations ne sont pas passées par les législateurs du Congrès et du Sénat, mais par des procédures d’urgence. Elles interviennent alors que le 1er ministre israélien Netanyahu, refuse d’aller vers la 2e étape de l’accord qui met fin à la guerre et réclame une prolongation de la 1re phase, pour libérer les otages et reprendre son offensive génocidaire contre Ghaza.
Les forces d’occupation israéliennes renforceront leur présence avec le déploiement quotidien de 3000 agents armés autour de Jérusalem-Est.
Malgré l’accord de cessez-le-feu, Benyamin Netanyahu tient un discours qui inquiète, un discours qui laisse penser que l’embrasement de tout le Proche-Orient est dans un avenir proche. Jamais il n’a employé le mot «paix». Il ne parle que de guerre avec une telle sûreté qui fait croire qu’il a toutes les cartes en main et que c’est lui qui fait la loi dans toute la région.
Alors que les 602 prisonniers étaient assis dans les bus attendant durant des heures le signal pour quitter la prison, samedi dernier, voilà qu’un ordre est donné vers minuit passé pour qu’ils retournent à leurs cellules.
Alors que les six prisonniers de guerre israéliens ont été remis par la résistance palestinienne en échange de la libération de 602 prisonniers palestiniens, qui a été retardée par l’occupation. Celle-ci a lié le sort des détenus palestiniens à l’achèvement de la tenue inopinée d’une «réunion de sécurité», sous la direction de Netanyahu.