A l'invitation du Premier ministre saoudien, Mohammed Ben Salmane, un sommet réunissant plusieurs dirigeants arabes s’est tenu hier à Riyad, en Arabie Saoudite, pour discuter d’un plan alternatif à celui proposé par Donald Trump qui dit vouloir transformer Ghaza en «Riviera du Moyen-Orient» après en avoir expulsé les Palestiniens. Outre «MBS», le prince héritier saoudien, le président égyptien Abel Fattah Al Sissi, le roi de Jordanie Abdallah II et l’émir du Qatar Tamim Ben Hamad Al Thani ont pris part à ce conclave, de même que d’autres représentants des pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG).
Le sommet consacré à l’avenir de la bande de Ghaza qui devait s’ouvrir ce jeudi à Riyad, en Arabie Saoudite, a été reporté à demain, selon l’AFP.
Au 32e jour de l’accord de cessez-le-feu à Ghaza, le mouvement de la résistance palestinienne remettra, aujourd’hui, les corps de 4 otages israéliens, sans cérémonie, avant de libérer, samedi prochain, 6 autres.
Quelques heures après l’accord donné par le Hamas aux médiateurs qataris et égyptiens pour la libération, samedi prochain, de 6 otages israéliens et la restitution des corps de 4 autres décédés, 48 heures avant, en contrepartie de l’entrée des mobiles-homes pour loger les Palestiniens et les engins de déblaiement, Israël a, certes, respecté son engagement, mais continue à tergiverser en ce qui concerne la reprise des pourparlers sur la 2e phase de l’accord de cessez-le-feu qui vise à obtenir la libération des 64 otages restants et la négociation d’autres points liés à l’après-guerre, le sort de Hamas et l’administration de Ghaza.
Nous travaillons en étroite collaboration avec les Etats-Unis pour mettre en œuvre la proposition de Trump, qui est le seul plan viable pour permettre un avenir différent.» C’est ce qu’a déclaré le Premier ministre Israélien, Benyamin Netanyahu, à l’issue de sa réunion, dimanche soir, avec le secrétaire d’Etat américain, Marco Rubio, en visite éclaire en Israël.
Ses concitoyens l’avaient surnommé, dès le départ, avec un mélange d’affection et d’ironie «Le Donald», comme un personnage de dessins animés, confortant leur confiance en cet homme extravagant, dont le discours plaisait parce qu’il écorchait les convenances et les règles établies, et était bien loin de celui aseptisé de ses concurrents.
Un mini-sommet arabe auquel prendront part cinq pays du Moyen-Orient se tiendra le 20 février à Riyad, en Arabie Saoudite, pour proposer une alternative au plan de Trump pour Ghaza.
Alors que le président égyptien Abdel Fattah Al Sissi menace de ne pas se rendre à Washington pour des entretiens avec le président américain Donal Trump, «si l’ordre du jour comprend son plan de déportation des Palestiniens de Ghaza», le roi Abdallah de Jordanie, premier chef d’Etat arabe reçu par Trump, a été soumis à de fortes pressions, visiblement très mal à l’aise à cette conférence conjointe, durant laquelle il ne s’est pas exprimé explicitement contre le plan d’expulsion des Ghazaouis de leur terre, pour s’en accaparer.
Les opérations militaires israéliennes se multiplient, s’intensifient et redessinent le territoire déjà fragmenté de Cisjordanie. Ce qui autrefois était une occupation sauvage et brutale se révèle aujourd’hui sous son vrai jour : un plan d’annexion à marche forcée.
Une «Riveria» ou un «Club Med» sur le charnier de Ghaza, c’est cela l’idée de Donald Trump, homme d’affaires dans le sang qui a flairé le filon pour fructifier ses affaires et celles de ses proches. Avec de l’argent extérieur, de préférence arabe.
Tout le monde va adorer l’idée.» C’est ce qu’a déclaré, avec prétention, Donald Trump dans le Bureau ovale de la Maison-Blanche, à Washington, à propos de sa dangereuse proposition de transférer la bande de Ghaza à l’Administration américaine, après avoir exilé sa population ailleurs, vers la Jordanie, l’Egypte ou pourquoi pas le Maroc !
Depuis son retour à la Maison-Blanche il y a moins d’un mois, Donald Trump ne fait que multiplier les foucades les plus délirantes. Parmi ses dernières outrances, sa récente déclaration sur Ghaza faite le 28 janvier où il ne proposait rien de moins que de «nettoyer» démographiquement l’enclave palestinienne dévastée par quinze mois de guerre en la vidant de sa population qu’il persiste à vouloir dispatcher entre l’Egypte et la Jordanie./
L’antenne du Croissant-Rouge algérien (CRA) de Mostaganem a lancé, hier, une action de solidarité majeure en envoyant 120 tonnes d’aides humanitaires à Ghaza.
Si la trêve à Ghaza a permis l’acheminement de l’aide humanitaire, la situation reste précaire pour les habitants de l’enclave. Hier, un neuvième contingent d’évacuations médicales était censé quitter Ghaza en vertu de l’accord de cessez-le-feu.
Dans une interview accordée à l’AFP, Bassem Naïm, membre du bureau politique du Hamas, a fustigé les manœuvres de Benyamin Netanyahu pour faire échouer le processus de cessez-le-feu en cours. «Ce que nous constatons, c’est un retard et un manque d’engagement dans la mise en œuvre de la première phase, ainsi qu’une tentative de créer un environnement politique, diplomatique et médiatique destiné à faire pression sur les négociateurs palestiniens avant l’entrée dans la deuxième phase. Cela met clairement l’accord en danger et pourrait mener à son arrêt ou son effondrement», a déclaré Bassem Naïm.
Les militaires israéliens en voyage à l’étranger sont de plus en plus menacés de poursuites pour leur participation à la guerre génocidaire à Ghaza. Si l’Australie et la Nouvelle-Zélande imposent aux soldats demandeurs de visa un questionnaire sur leur service militaire à Ghaza, de nombreux autres pays ont ouvert des enquêtes pour crimes de guerre, après les plaintes déposées par des associations pro-palestiniennes, dont la fondation belge «Hind-Rajab», qui traque les soldats israéliens à travers le monde.
Non seulement il a décidé d’expulser la population de Ghaza et de faire de l’enclave un produit commercial immobilier, sur lequel il prendra le contrôle, Trump vient d’accorder à Israël le transfert d’une importante livraison d’armes, notamment des bombes Hillfir, à destruction massive, que nombreux de ses prédécesseurs lui ont refusées pour leurs impacts. En effet, le gouvernement américain a approuvé deux gros contrats de vente d’armement à Israël, d’une valeur de 7,5 milliards de dollars.
Coup sur coup le président Trump vient d’insulter les Palestiniens. Il a proféré une dernière offense, lors de la visite de Benyamin Netanyahu à Washington.
Treize camions de gros tonnage affrétés par le comité de wilaya du Croissant-Rouge algérien (CRA) de Guelma, remplis d’aides humanitaires, ont quitté jeudi matin la ville de Guelma. Les dons en nature sont destinés aux populations ghazaouies.
Le président américain a dévoilé ce que cachait son insistance sur la déportation de la population de Ghaza. Il a soulevé un tollé.