Voir ces longues files de réfugiés ukrainiens fuyant les destructions et la mort, ces familles qui ont tout perdu, toute cette détresse humaine, le cœur en est lourdement serré.
Le gouverneur de la Banque d’Algérie (BA) vient d’en remettre une couche au sujet du rôle joué, ces derniers temps, par les banques dans le financement des projets d’investissement.
La résistance des femmes, leur mobilisation et leurs engagements citoyens et pour la cause nationale ont une mémoire qui plonge ses racines au plus loin de l’histoire algérienne. Cette mémoire est le patrimoine et la référence de générations de femmes du temps présent et futur.
Des dossiers ayant un impact direct sur la vie des citoyens émergent incidemment de la chronique nationale qui répercute également le tumulte en cours à l’échelle internationale.
Comme toute guerre, celle qui se déroule en Ukraine avec son tragique lot quotidien de victimes civiles et militaires, de blessés, de dégâts matériels, de populations déplacées par millions, d’exilés, de familles déchirées, de drames humains, ne peut nous laisser indifférents, même si ce pays nous semble si éloigné géographiquement de l’Algérie.
Vingt-trois ans après l’effondrement de l’URSS et le triomphe hégémoniste des Etats-Unis d’Amérique, la guerre en Ukraine devrait remettre les compteurs à zéro et annoncer la fin du monde unipolaire tel que connu par la génération du numérique. Il y aura des morts et des dégâts déplorables qui doivent faire honte à l’humanité, mais à l’instar de l’Allemagne et des Allemands à la fin de la Seconde Guerre mondiale, l’Ukraine et les Ukrainiens ne sont que les victimes collatérales d’un affrontement global.
La guerre russo-ukrainienne boucle sa première semaine avec son lot de victimes et de destructions, de contingents de réfugiés fuyant les zones de combat vers les pays voisins.
On ne sait pour quelles raisons les projets de loi sur l’information et l’audiovisuel ont été rejetés en Conseil des ministres, son communiqué n’ayant pas jugé utile de les évoquer, se limitant à exiger du gouvernement «qu’il enrichisse les deux textes».
Dans un monde en pleine ébullition, où la menace virale, en cours de reflux, est vite relayée par celle d’un conflit armé dans une région sensible de l’Europe, il y a une multitude de guerres à gagner au niveau local, tout aussi déterminantes pour l’avenir des nations.
A l’ordre du jour du Conseil des ministres de ce dimanche, il y avait, entre autres, l’examen du nouveau projet de loi organique relative à l’information et à l’audiovisuel. Deux textes dictés par les profondes mutations que connaît le secteur des médias dans notre pays, et censés pallier les insuffisances juridiques de la loi de 2012 sur l’information et celle de 2014 relative à l’activité audiovisuelle.
Il y a de quoi être dubitatif, après le sommet qui a réuni la semaine dernière, à Bruxelles, les dirigeants de l’Union européenne (UE) et de l’Union africaine (UA). Ce fut un rendez-vous intercontinental qui n’a pas tenu sa promesse de «poser les fondations d’un partenariat rénové sur des bases équitables».
Cette déclaration du chef de l’armée de terre allemande peut résumer à elle seule l’état d’esprit de l’Europe après l’offensive militaire russe en Ukraine. «Je n’aurais jamais cru, après 41 ans de service en période de paix, devoir faire l’expérience d’une guerre et que l’armée, que je dirige, soit plus ou moins nue (…). Les options que nous pouvons offrir aux pouvoirs politiques sont extrêmement limitées.»
Exit le hirak ? Par peur, épuisement ou absence de perspectives, les manifestants d’antan n’ont pas jugé utile de descendre dans la rue, en ce troisième anniversaire du mouvement citoyen, ce qui a arrangé les dirigeants en place n’ayant pas eu à recourir massivement aux forces de l’ordre, comme ce fut le cas auparavant.
Que faire face à la sécheresse qui met particulièrement sous pression l’agriculture algérienne ? Faut-il céder à la facilité en recourant aux extractions effrénées des eaux souterraines, ou faut-il au contraire opter pour une solution durable en favorisant les systèmes d’irrigation agricole économes en eau ?
Aujourd’hui, le hirak célèbre l’an III de son avènement, le 22 février 2019. Le mot célébration peut paraître de bon ton, approprié ou alors équivoque, provocateur, voire séditieux, selon le regard que l’on porte sur ce mouvement populaire qui a émerveillé le monde par son pacifisme et sa maturité.
Les maquis terroristes peuvent être asséchés et pacifiés, mais la menace d’une reprise d’activité n’est jamais totalement écartée. L’opération militaire qualitative qui a permis, vendredi dernier, l’élimination d’un groupe de sept terroristes dans les monts de Beni Zid, près de Collo, nous ramène à cette réalité qu’on a tendance à oublier.
Il est à se demander si la gestion des affaires publiques obéit à une réflexion concertée. Une démarche qui doit réunir toutes les données et les avis avant de conclure par une décision finale. Tel n’est pas apparemment le cas au vu des « ordres et contre ordres »enregistrés ces derniers jours au sommet de l’Etat.
La collecte d’argent sur la voie et les espaces publics a été interdite, cette semaine, par les autorités locales à Tizi Ouzou. Cette mesure a été sans nul doute prise sur rapport des services chargés de la surveillance de la circulation routière et de la sécurité publique.
L’actualité est rythmée par l’accélération de l’érosion du pouvoir d’achat des Algériennes et des Algériens. Face à cette situation intenable, il est certes nécessaire de prendre des mesures sociales pour soutenir conjoncturellement le segment alimentaire, mais il est tout aussi urgent de régler structurellement la question de l’explosion des dépenses de santé, qui ne cessent de saigner les ménages à revenus modestes.
Sur une chaîne de télé privée, un député membre de la commission des finances de l’APN a demandé «pardon» à la population pour avoir «manqué de vigilance» en avalisant la batterie d’impôts et de hausses fiscales de divers produits de consommation dans la loi de finances 2022.