Avec le scrutin du 7 septembre 2024, l’Algérie aura à sa tête le septième président de la République depuis son accession à l’indépendance. Avant Abdelmadjid Tebboune, il y a eu Abdelaziz Bouteflika, Liamine Zéroual, Mohamed Boudiaf, Chadli Bendjedid, Houari Boumediène et Ahmed Ben Bella, chacun avec un profil particulier et un parcours singulier, lié bien entendu aux conditions politiques et économiques de leur époque.
Afin de redorer quelque peu son blason terni par son implication dans le carnage de Ghaza, Washington fait du forcing sur Netanyahu pour signer un accord sur les otages avec le Hamas.
Avec la fin des Jeux olympiques, le président français renouera avec les dures réalités internes et externes de son pays. Il est attendu au tournant par la gauche réunie sous la bannière du «Nouveau front populaire», sortie victorieuse des dernières élections législatives et qui entend légitimement avoir une place de choix au sein de l’Exécutif, y compris occuper le poste de Premier ministre.
Emmanuel Macron s’est découvert une nouvelle passion, le jeu de poker. Après la déstabilisation de son propre pays, il vient de bouleverser le fragile équilibre géopolitique en Afrique du Nord et au sud de la Méditerranée.
Désillusion et panique chez Netanyahu. A son arrivée à Washington, il a été confronté à de violentes manifestations y compris de juifs américains organisant des sit-in au sein même du Congrès, qui l’a invité à prendre la parole.
Il suffisait de trois centimètres pour que la balle qui a traversé une oreille de Donald Trump ne lui fracasse le cerveau, ce qui aurait entraîné sa mort immédiate.
Avec la nouvelle configuration de son Assemblée nationale, la France sortira-t-elle de son ambigüité vis-à-vis de la question palestinienne ? Sera-t-il mis un terme au «soutien inconditionnel à Israël», tel qu’exprimé par l’ancienne présidente du Parlement, Yaël Braun Pivet, faisant ainsi l’impasse tant sur la guerre génocidaire menée à Ghaza que sur le droit des Palestiniens à vivre en paix sur leur terre spoliée.
Dimanche prochain, ce sera une autre France qui surgira et pas seulement au niveau des équilibres politiques. Toute la société pourrait être affectée profondément par la montée en puissance de l’extrême droite dont on ne sait, à l’heure actuelle, si elle régnera en maître absolu au niveau du Parlement et de l’Exécutif avec le poste de Premier ministre ou si elle se contentera d’une majorité relative qui lui conférera, en tout état de cause, une forte emprise sur le Parlement aidée en cela par une frange de la droite alliée.
Nuages sombres sur le ciel de France. Des journées durant, tout ce que compte le pays en sionistes militants, alliés et propagandistes s’est mobilisé à la faveur d’un fait divers dans lequel une adolescente de 13 ans a été violée par deux adolescents du même âge à Courbevoie dans la banlieue parisienne.
On ne sait s’il a mesuré toutes les conséquences de sa décision de dissoudre l’Assemblée nationale française et d’organiser de nouvelles élections législatives, le président Emmanuel Macron a plongé la France dans une totale incertitude susceptible de se transformer en chaos politique et social.
Un accord sur la libération des otages serait imminent. Il pourrait conduire à une trêve de quelques semaines dans les combats à Ghaza, mais ne ramènera pas une paix durable dans l’enclave, en Cisjordanie et dans toute la région.
En sanctionnant lourdement le député Sebastien Delogu du groupe LFI, dirigé par Jean-Luc Mélenchon, pour avoir brandi un drapeau palestinien dans l’hémicycle, le Parlement français se range une nouvelle fois derrière Israël et son puissant lobby sioniste, le CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France).
C’est la débâcle politique en Israël, où les appétits de pouvoir s’aiguisent au sein du cabinet de guerre et du gouvernement. Les deux rivaux, Netanyahu et Benny Gantz, se mènent une guerre ouverte.
Netanyahu vient d’interdire à la chaîne qatarie Al Jazeera de travailler en Israël, lui saisissant tout son matériel de production. La raison est évidente, éviter que la télévision ne soit le témoin direct de l’offensive militaire terrestre prévue dans la zone de Rafah et que les Ghazaouis et le monde entier redoutent.
L'invasion de Rafah aura lieu dans quelques jours. Netanyahu en a fait l’annonce publiquement, au lendemain de la décision prise par le Congrès américain d’octroyer à Israël la somme de 26 milliards de dollars, s’ajoutant à celle débloquée, il y a trois mois, de 14 milliards de dollars.
Que retenir d’essentiel de cette fièvre qui a secoué ces derniers jours le Proche-Orient ? Que l’Occident quasi unanimement a volé au secours d’Israël, alors que ce pays a été l'agresseur, tuant deux généraux des Gardiens de la révolution, le 1er avril, lors d’une frappe contre le consulat iranien à Damas, et qu’il a bafoué l’immunité diplomatique iranienne et violé l’espace aérien syrien.
Tel-Aviv qui interdit Al Jazeera, ce n’est pas une surprise. Elle n’a jamais supporté que le chaîne satellitaire arabe se mette résolument du côté des Palestiniens et qu’elle documente la réalité de l’occupation, notamment dans ses aspects répressifs et génocidaires.
Retour sur la «présidentielle écourtée». Pour en savoir plus, il faudra attendre, peut-être, que le chef de l’Etat l’évoque lors d’un événement public, un Conseil des ministres ou un entretien avec les médias. La dépêche de l’agence officielle APS qui lui a été consacrée n’a pas apporté les éléments de réponse attendus, car se limitant à des généralités, parfois mal formulées.
Le Ramadhan est une niche exceptionnelle de profits financiers pour les télés algériennes privées au vu de l’engouement du public pour leurs programmes, plus particulièrement les séries produites localement avec des acteurs connus et appréciés. Le Ramadhan est une niche exceptionnelle de profits financiers pour les télés algériennes privées au vu de l’engouement du public pour leurs programmes, plus particulièrement les séries produites localement avec des acteurs connus et appréciés.
Ce sera donc en automne prochain que le président Tebboune effectuera sa visite en France, maintes fois reportée. Il reste six mois pour effectuer les derniers réglages d’un déplacement que l'Algérie voudrait fructueux et pourquoi pas exceptionnel.