Le fils de l’ancien président français Nicolas Sarkozy, Louis Sarkozy, se joint aux lobbies «algérophobes» qui, forcément, ne ratent aucune occasion pour s’attaquer à l’Algérie.
Après avoir appelé à tuer tous les habitants de Ghaza, lors d’une interview sur LCI, le 26 septembre dernier, Louis Sarkozy est revenu sur le devant de la scène, en commentant la crise diplomatique qui secoue les relations algéro-françaises.
Dans une déclaration, jeudi, au journal Le Monde, il a affirmé : «Si j’étais aux manettes et que l’Algérie arrêtait Sansal, je brûlerais l’ambassade, je stopperais tous les visas et j’augmenterais de 150 % les tarifs douaniers.» Inconnu sur la scène politique française, le fils de l’ancien président Sarkozy use ainsi de propos violents qui continuent de susciter l’indignation de la communauté algérienne établie en France, tout en appelant à une réponse juridique à la mesure de la bêtise du rejeton de celui qui a détruit la Libye en menant une agression, illégale, contre un pays souverain. Louis, le plus jeune fils de l’ancien président Sarkozy, a, faut-il le rappeler, passé la majeure partie de sa vie aux Etats-Unis, dont il possède également la nationalité. Il est récemment revenu s’installer dans son pays d’origine pour entamer une carrière politique sur les traces de son père, selon des sources médiatiques.
Au cours des dernières semaines, il a organisé plusieurs activités pour promouvoir ses idées, en prévision du lancement d’un parti politique. Dans le portrait que lui a consacré Le Monde, il se présente comme un conservateur et un admirateur des idées de Donald Trump. Il a également multiplié les déclarations favorables à l’entité sioniste. Ses déclarations ne sont pas choquantes, ici et en France.
En France, l’incitation à la violence et à la haine est punie par la loi. Une association s’occupant de la communauté algérienne en France le lui a fait rappeler vendredi. Elle a, en effet, annoncé avoir déposé une plainte contre lui pour ses déclarations graves contre l’Algérie.
L’association «Union Algérienne» a écrit sur son compte sur la plateforme X : «Félicitations à Louis Sarkozy qui veut suivre les traces de son père : la prison. Incitation aux crimes et délits : jusqu’à 5 ans de prison et une amende de 45 000 euros.» L’association a indiqué que son avocat, Nabil Boudi, a déposé une plainte à l’encontre de Louis Sarkozy, en raison de ses déclarations appelant à incendier l’ambassade algérienne à Paris.
Une information confirmée par l’avocat lui-même sur son compte X, ajoutant : «Nous espérons que Monsieur Retailleau (ministre de l’Intérieur, ndlr) réagira avec la même diligence que dans l’affaire des influenceurs algériens.»

Il justifie les pertes civiles
Les propos de Louis Sarkozy concernant la population de Ghaza, en octobre 2024, avaient, faut-il le rappeler, suscité une vague d’indignation, notait alors l’agence de presse turque Anadulo. «Qu’ils crèvent tous. Israël fait le travail de l’humanité ici», avait-t-il affirmé, déclenchant une avalanche de critiques.
Sans détour, Louis Sarkozy avait justifié les pertes civiles dans les opérations militaires israéliennes contre le Hamas et le Hezbollah, en déclarant que c’était «nécessaire» pour empêcher les terroristes de se cacher derrière des civils. François Burgat, ancien directeur de recherche au CNRS, a d’ailleurs réagi aux propos de Louis Sarkozy dans une déclaration à Anadolu. Il a, notamment, souligné que la qualité de «fils de l’ancien président Sarkozy ne conférait pas à son fils une légitimité politique ou intellectuelle suffisante pour débattre sur des sujets aussi complexes».
Sur les réseaux sociaux, la réaction des internautes avait été tout aussi vive. Certains ont dénoncé l’entre-soi, liant la présence sur LCI de Louis Sarkozy à son statut familial, tandis que d’autres ont évoqué un soutien implicite à Israël.
Les médias mainstreams français ont, depuis l’opération Déluge d’Al Aqsa, le 7 octobre 2023, pris clairement position en faveur de l’occupant israélien, dont les crimes génocidaires demeureront inscrits couleur sang dans les annales de l’humanité.