Le ministre de la santé l'a annoncé hier : Les transferts à l'étranger pour soins ont baissé

23/02/2025 mis à jour: 01:47
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le ministre de la Santé, Abdelhak Saihi

Le nombre de cas transférés à l'étranger pour soins a sensiblement baissé et cela grâce aux efforts entrepris par l’Etat, notamment les moyens mobilisés pour une prise en charge optimale des patients mais aussi grâce aux compétences médicales formées par les universités algériennes», c’est ce qu’a affirmé, vendredi, le ministre de la Santé, Abdelhak Saihi, lors de l’ouverture des travaux de la troisième édition du Séminaire international sur le cœur de l’enfant. 

Selon lui, les transferts vers l’étranger se limitent désormais à 5 spécialités seulement, indiquant au passage que la sécurité sanitaire, «comme déjà affirmé par président de la République, Abdelmadjid Tebboune, fait partie intégrante de la souveraineté nationale». 

Dans ce sens, le ministre de la Santé a mis en exergue les axes de la stratégie nationale de prise en charge des patients en Algérie, qui «focus» essentiellement sur l’aspect préventif avant de recourir aux opérations chirurgicales. «Cette stratégie repose sur un riche programme de 134 activités et 29 objectifs, dont la plupart se basent sur l’aspect préventif, en plus des activités thérapeutiques», a-t-il indiqué. 
«progrès colossaux»

C’est d’ailleurs ce qui distingue, selon M. Saihi, le travail des pôles de santé dans les wilayas du Sud, des Hauts-Plateaux et du Nord, qui ont été dotés d’équipements médicaux de très haute qualité et des plus modernes, à l’exemple de l'hôpital Mahelma (Alger-Ouest) pour la prise en charge des maladies cardiaques chez les enfants, ainsi que l'hôpital de Aïn Benian pour la prise en charge de la scoliose chez les enfants. «D’ailleurs, les personnes atteintes de scoliose seront prochainement prises en charge au niveau des hôpitaux de Ain Benian et Oran», a indiqué le M. Saihi. 

A noter que création de ces pôles sanitaires spécialisés sur l’ensemble du territoire national a, selon le ministre, pour objectif de garantir une prise en charge optimale pour les patients et alléger les contraintes du déplacement vers le Nord. «Sachez que les établissements hospitaliers algériens disposent d’une grande expérience et joueront un rôle-clé dans la mise en place de ces pôles», a-t-il conclu. 

Il y a quelques mois, le Pr Djamel Eddine Nibouche, président de la commission médicale nationale à la CNAS, avait indiqué que les transferts à l’étranger ne vont pas être supprimés, mais se feront seulement pour des cas complexes difficiles à traiter en Algérie. «Nous avons fait des progrès colossaux en matière de prise en charge de la chirurgie cardiaque, puisque nous ne transférons plus de malades nécessitant ce genre d’interventions, du moins chez l’adulte. Chez l’enfant, il reste une partie où la complexité impose que ces malades soient transférés», a-t-il fait savoir. Selon lui, il n'est plus question désormais de transférer nos malades à l'étranger mais plutôt de ramener des professionnels pour les soigner ici. «Cela avec, en clé, un transfert de technologie et d'expertise qui permettrait de former nos équipes et les aguerrir encore plus sur les maladies très complexes et difficiles à traiter, et soigner ces malades dans nos hôpitaux», a-t-il précisé. 

Finalement, cette stratégie, devenue nécessaire compte tenu des coûts extrêmement élevés des transferts vers l’étranger, semble porter ses fruits. 

En effet, grâce aux efforts fournis par l’Etat, en dotant les structures des moyens adéquats et en intensifiant la formation du personnel soignant, cela ne peut que garantir une prise en charge optimale du patient. 

 

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