La cérémonie a eu lieu hier au siège du MDS : Les avocats des détenus d’opinion honorés

26/06/2022 mis à jour: 03:26
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Un hommage a été rendu, hier, au siège du Mouvement démocratique et social (MDS), au boulevard Krim Belkacem (ex- Telemly), à Alger, aux avocats du collectif de défense des détenus d’opinion.

Des détenus d’opinion, leurs familles, des avocats, des militants ainsi que des activistes ont assisté à cette cérémonie qui se veut une «reconnaissance» du travail consenti par ces avocats depuis le début du hirak, le 22 février 2019, c’est-à-dire depuis plus de trois ans. Parmi les avocats qui étaient présents à cet hommage, Mostefa Bouchachi, Abderahmane Salah, Meriem Chekirine, Nourredine Ahmine, ou encore Abdelghani Badi.

Le coordinateur national du MDS, Fethi Ghares, a tenu à préciser que l’hommage concerne aussi bien les avocats présents que les autres. Quelques ex-détenus ont, à cette occasion, apporté leurs témoignages. Hmimi Bouider, militant du FFS, emprisonné entre octobre 2019 et janvier 2020, a commencé par évoquer le chanteur Matoub Lounès, le 25 juin 1998, dont la commémoration de l’assassinat a eu lieu hier.

Tout en rendant hommage au «sacrifice» des avocats du collectif, il a tenu à rappeler le combat des défenseurs des droits de l’homme mené depuis les années 60 et 70’. De son côté, Chafik Medjahed, arrêté le 7 mai 2021 et libéré une année plus tard (8 mai 2022), a souligné que le combat doit être mené «jusqu’à ce que tous les détenus d’opinion soient libérés». «Je ne suis pas ici en tant que victime, mais en tant que porteur d’espoir», a-t-il lancé.

L’avocate Me Amour, la première à être honorée, et qui s’est vu offrir un tableau dessiné par le caricaturiste Le Hic, en hommage aux avocats, a estimé que le combat du collectif «est naturel face à la répression dont sont victimes les militants et activistes». Mustapha Bouchachi a indiqué, de son côté, qu’un hommage doit être rendu en premier lieu «à ces jeunes qui un certain 22 février sont sortis pacifiquement pour une Algérie meilleure». «On n’a fait que notre devoir», a-t-il encore déclaré.

Intervenant au début de la cérémonie, le coordinateur national du MDS a tenu à relever que «l’existence même de ce Collectif démontre que le pouvoir en place est oppresseur et que, de ce fait, le combat des Algériens est légitime». 

Ouahid Benhalla, membre de la direction du même parti a, quant à lui, rappelé que la corporation des avocats a également été victime de la répression avec «l’emprisonnement de Raouf Arslane ou la radiation des avocats de Tlemcen».

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