Importation de pièces de rechange et véhicules neufs : Les opérateurs dans l'attente de nouveaux quotas

30/03/2024 mis à jour: 06:15
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Des opérateurs dans le domaine de la vente de véhicules neufs, la fabrication et la distribution de la pièce de rechange automobile n'ont pas caché leur optimisme quant à la concrétisation des objectifs fixés en matière d'amélioration des conditions de l'activité automobile en Algérie, après plusieurs années de blocage. Cependant, il faut dire que depuis quelques mois, la cadence qu'a connue le secteur au tout début de sa relance en mars 2023 a sensiblement baissé.

 Ce qui amène à voir les nombreux acteurs du domaine tributaires de décisions émanant de l'Agence nationale de promotion du commerce extérieur (Algex), commission placée sous la tutelle du ministère de l'Industrie laquelle attribue les licences d’importation. Cette situation a créé de la frustration chez nombre d'acteurs dans le domaine qui ne savent toujours pas comment entamer l'année avec un trimestre à blanc, quand bien même la demande sur les véhicules neufs est en hausse. Les concessionnaires, nous a-t-on dit, doivent au quotidien faire face à des chaînes interminables de clients qui se bousculent au portillon pour la prise des commandes. Ceci étant, il faut savoir qu'en même temps, les quotas attribués pour l'exercice 2023 n'ont pas été consommés dans la plupart des cas en raison de facteurs «géopolitiques», comme annoncé en janvier dernier par le président de la commission technique chargée du suivi du dossier automobile, Mokdad Aggoune. Mais ce n’est pas tout ! Car la pièce de rechange automobile connaît actuellement le même sort.

 

Dans ce sillage, la commission des opérateurs des pièces de rechange et mécaniques du Club économique algérien (CEA) a proposé de revoir le mode d'importation des pièces détachées destinées à tous types de véhicules, en introduisant de nouveaux mécanismes et de reconsidérer la répartition des quotas liés aux licences accordées par l’Algex. D’ailleurs, le président de cet organisme, Sami Larbes, cité par le quotidien El Moudjahid, a annoncé que le CEA soumettra très prochainement quelques propositions au ministère du Commerce pour étudier la possibilité de revoir la formule d’importation des pièces détachées via la plateforme numérique d'Algex adoptée il y a environ un an. «Les entreprises de pièces détachées appellent à l'ouverture du marché. 

Restreindre les importations et limiter les quantités ne permettent pas de faire face à la rareté que connaît le marché en raison de la forte demande due à la suspension des importations pendant plusieurs mois, l’année dernière, avant d’être partiellement rouverte en mars dernier», a-t-il expliqué. La CEA soumettra au ministère du Commerce d'élargir la liste des produits importés pour permettre un choix varié dont le marché a besoin en termes de quantité et de références. Il est nécessaire aussi d'attribuer une seule licence à chaque importateur afin d’élargir le choix de la pièce, a-t-il proposé. En mars 2023, le gouvernement a rouvert les vannes avec l'octroi d'accréditations à quelques vingtaines d'opérateurs dans le domaine automobile. 

En mai, les règles d'importation de pièces ont été assouplies aussi. Aujourd’hui, toutes ces mesures ne semblent toujours pas appliquées de manière optimale sur le terrain. Rien que pour la partie importation de véhicules neufs, des opérateurs comme JAC, Opel, Geely, Chery et consorts peinent encore à recevoir leurs lots de véhicules depuis quelques mois, alors que la clientèle s’impatiente…  
 

Par : Aziz Kharoum  
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