Éducation nationale : Des mesures préventives prises contre les «piqûres à l’aiguille»

16/03/2023 mis à jour: 01:39
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Les écoliers sont souvent des proies faciles pour les gens malveillants ( photo : H. Lyès/archives)

De nouvelles mesures préventives portant sur la sécurisation des enfants aux abords des établissements scolaires sont en phase de mise en place. Objectif : contrecarrer le phénomène de «piqûres à l’aiguille». 

Ces procédures doivent être activées de manière urgente, a instruit le ministre de l’Education nationale, Abdelhakim Belabed. Il s’est engagé à ce qu'en plus des procédures actuellement en vigueur de nouvelles mesures soient également prises, en «coordination avec les corps de sécurité, aux abords et à proximité des établissements scolaires». 


Une réunion de coordination avec les responsables des associations nationales des parents d’élèves, des corps de sécurité et des ministères de l’Intérieur et de la Justice, s’est tenue lundi dernier. Les directeurs d’établissement scolaire et les inspecteurs du cycle primaire sont instruits pour mettre en œuvre «toutes les mesures de vigilance» pour accompagner et soutenir les efforts consentis par les autorités publiques et sécuritaires visant à maintenir la paix et la quiétude aux abords de ces établissements. 

Aujourd’hui  c’est, en effet, la panique parmi les élèves et surtout leurs parents. Les données chiffrées des élèves  victimes ne sont pas connues d’une manière officielle. Selon le communiqué du parquet remis du procureur de la République près le tribunal de Tiaret, rendu public lundi, cinq élèves scolarisés, âgés de 7 et 10 ans, ont été piqués avec des aiguilles par des «inconnues». 

C’est la première fois et d’une manière officielle que les instances judiciaires de Tiaret diffusent un communiqué et traitent ce phénomène. Selon les premiers indices de l’enquête, une femme serait auteure de ces piqûres d’écoliers. Selon des témoins, elle abordait des élèves du cycle primaire, tout en faisant le choix de sa cible. 


Appel à la vigilance


Il y a une semaine, à Constantine, un petit garçon a été piqué et mis sous surveillance médicale, et plusieurs cas similaires ont été signalés dans différentes wilayas du pays, à Béjaïa et Batna. A Chlef, la Gendarmerie nationale a procédé aussi à l’arrestation de trois femmes, âgées de 30 à 60 ans, qui usaient, devant les établissements d’éducation, du même procédé mais aussi d’autres moyens. En ce début du mois de mars, un autre cas a également signalé sur les réseaux sociaux. Il s’agit d’une petite fille de 6 ans habitant dans la localité de Kherrouba, dans la commune de Boudouaou. 

Devant cette situation, le rôle important des parents d’élèves est plus que jamais sollicité. Un appel à la vigilance a été émis par Khaled Ahmed de l’Association des parents d’élèves. Il a aussi suggéré comme solution «l’installation de caméras de surveillance dans les écoles et devant l’entrée des établissements». Une option proposée pourtant depuis quelques années suite à des cas d’enlèvement d’enfants et des incidents de violence. 

Il est impératif, selon le plan du ministre, de «signaler immédiatement aux services de sécurité et de la direction de l’éducation tout incident ou agression, et de ne pas laisser des élèves attendre hors des établissements. 

Les directeurs d’école sont sommés d’autoriser les enfants d’attendre à l'intérieur des cours». Le ministre a également instruit d’engager une campagne de sensibilisation des élèves et de leurs parents pour «préserver la sécurité de nos enfants». 
 

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