La wilaya de Bouira ambitionne de se positionner comme un pôle majeur de la production pharmaceutique à l’échelle nationale.
Fort d’un potentiel considérable, illustré par 12 unités de production, dont 4 sont actuellement en activité, l’essor de cette industrie vitale se dessine à l’horizon économique de la wilaya et du pays. Les zones industrielles de Oued El Berdi et Dirah, véritables leviers de développement, offrent des opportunités d’implantation et d’expansion attractives aux opérateurs et professionnels du secteur pharmaceutique, attirant ainsi des investissements.
Selon Mme Hamlil, chargée de communication du ministère de l’Industrie pharmaceutique, le dynamique que connaît le secteur à Bouira est également alimenté par la progression des projets en cours. «Les 8 projets restants sont soit en cours de réalisation, bénéficiant de tous les soutiens possibles, soit en phase d’étude», a-t-elle expliqué.
Durant la visite qu’il a effectuée, mardi, dans la wilaya de Bouira, le ministre de l’Industrie pharmaceutique, Ouacim Kouidria, a exhorté les opérateurs économiques à investir davantage, notamment dans la production des équipement médicaux afin de réduire la facture d’importation, qui pèse lourdement sur l’économie nationale. «Nous importons actuellement pas moins de 129 000 divers équipements médicaux. Les opérateurs doivent penser à investir dans ce créneau. Le gouvernement est pleinement conscient des défis à relever et s’engage à fournir toute l’assistance et les encouragements nécessaires pour faciliter leur engagement dans cette voie», a-t-il déclaré.
Large éventail d’équipements médicaux
Le ministre qui a fait le tour des unités de production pharmaceutique dans la zone industrielle de Oued El Berdi, au sud de la wilaya et à Lakhdaria, au nord-ouest, a souligné qu’il existe un large éventail d’équipements médicaux que les industriels algériens sont capables de produire.
L’exemple le plus éloquent a été donné par l’unité de Rosaspharma, à Oued El Berdi, qui s’est lancée dans la production des réactifs. Le ministre a en outre, exprimé les ambitions de son secteur dans un proche avenir. « En ce qui concerne la production pharmaceutique, notre ambition est d’aller au-delà de la simple fabrication de médicaments. Nous visons à terme la production de la matière première ainsi que des intrants nécessaires à l’ensemble du processus de fabrication».En outre, en ce qui concerne les médicaments anticancéreux, le ministre s’est montré plutôt rassurant.
Selon lui, «l’Algérie produit déjà la quasi-totalité de ces médicaments, y compris les produits les plus innovants», a-t-il affirmé.
Par ailleurs, M. Kouidri a dressé un bilan positif de l’industrie pharmaceutique nationale, soulignant les progrès enregistrés dans le domaine de la production de médicaments, tout en reconnaissant les lacunes persistantes dans le secteur des équipements médicaux.
Bouira
De notre bureau Omar Arbane