Réunion des ministres des finances du G20 en Afrique du Sud : La «la croissance mondiale» menacée

27/02/2025 mis à jour: 11:26
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Une réunion des ministres des Finances du G20 se tient depuis hier au Cap où le président sud-africain a tenu à souligner la menace contre «la croissance mondiale».

 Les Etats-Unis ont été le grand absent à ce rendez-vous qui reste marqué par une géopolitique mondiale en pleine transformation sur fond de craintes de guerres commerciales, après les multiples augmentations de droits de douane décidées par le chef d'Etat américain Donald Trump. «L'érosion du multilatéralisme pose une menace à la croissance et à la stabilité mondiales», a lancé Cyril Ramaphosa en ouverture de cette rencontre des ministres des Finances et gouverneurs de Banques centrales du G20. La réunion des ministres des Affaires étrangères, la semaine passée, s’est tenue, fait-on remarquer, en l'absence du principal représentant des Etats-Unis.  

Règles équitables, transparentes et inclusives 

«Il est vital de veiller à ce que les droits et les intérêts des vulnérables ne soient pas piétinés par les ambitions des puissants», a également déclaré le président de l'Afrique du Sud, dont toutes les aides ont été coupées par la Maison-Blanche. «Un ordre international fondé sur des règles équitables, transparentes et inclusives est, en fin de compte, une condition essentielle à la stabilité économique et à une croissance soutenue en ces temps de contestation géopolitique accrue», a-t-il encore exhorté. 

Plusieurs ministres des Finances européens ainsi que le président de la FED ont assisté au discours du chef de l'Etat de l'Afrique du Sud, premier pays du continent à présider le G20 et par conséquent le premier également à accueillir son sommet en novembre à Johannesburg. Au menu : la croissance inclusive et soutenable ainsi que l'innovation financière pour soulager les pays accablés par la dette et les conséquences du changement climatique.  

«Parlez à n'importe quel dirigeant africain», a lancé Cyril Ramaphosa. «Ils vous diront que des ponts, écoles et hôpitaux sont emportés par  des inondations qu'ils n'ont jamais vues auparavant et qu'ils savent maintenant dues au changement climatique. Ils ne sont pas en mesure de reconstruire ces routes et ces ponts sans imposer un lourd fardeau de dette à leurs économies.» 

Le montant total de la dette extérieure des pays en développement a atteint un record de 1400 milliards de dollars en 2023, selon les médias qui citent le Programme de développement des Nations unies (PNUD). Dix-sept pays consacrent plus de 20% de leurs recettes publiques aux paiements des intérêts, a averti le PNUD. 

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