Marchés mondiaux de l’énergie : Le PDG de Sonatrach plaide pour une vision africaine commune

24/06/2023 mis à jour: 02:02
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1er forum des directeurs des institutions de formation pétrolière et gazière des Etats membres de l’APPO, tenu mercredi à Skikda - Photo : D. R.

Le patron de Sonatrach, Toufik Hakkar, a estimé que les efforts devraient être «intensifiés pour consolider le rôle de l’Afrique et sa capacité à tirer parti de ses ressources naturelles, renforcer l’intégration économique, exhausser le sens de la responsabilité collective et faciliter l’échange d’expertise et de technologies dans le domaine de l’énergie entre ses pays, ce qui profitera à ses peuples».

Le PDG du groupe Sonatrach, Toufik Hakkar, a plaidé, lors du 1er forum des directeurs des institutions de formation pétrolière et gazière des Etats membres de l’Organisation des producteurs de pétrole africains (APPO), tenu mercredi à Skikda, pour une vision africaine commune en vue de faire face aux défis imposés par l’évolution des marchés mondiaux de l’énergie.

Toufik Hakkar a notamment déclaré qu’il était nécessaire «d’unifier les visions et de partager les rôles entre les pays africains pour répondre aux exigences imposées par les marchés mondiaux de l’énergie».

Présidant l’ouverture du Forum organisé par l’Institut algérien du pétrole (IAP), le PDG de Sonatrach a en outre a indiqué que «l’évolution du contexte mondial exige de suivre le rythme du développement technologique continu dans le secteur de l’énergie».

Cela nécessite, a-t-il ajouté, des «visions fédératrices, la mise en commun des capacités et le partage des rôles, pour que les pays africains puissent faire face aux exigences croissantes qui leur sont imposées par les marchés mondiaux en matière de qualité et de rentabilité économique».

Le patron de Sonatrach a en outre estimé que les efforts devraient être «intensifiés pour consolider le rôle de l’Afrique et sa capacité à tirer parti de ses ressources naturelles, renforcer l’intégration économique, exhausser le sens de la responsabilité collective et faciliter l’échange d’expertise et de technologies dans le domaine de l’énergie entre ses pays, ce qui profitera à ses peuples».

Soulignant que «l’orientation actuelle de nombreux gouvernements du continent africain vise la croissance économique par la création d’un tissu industriel diversifié», le PDG de Sonatrach a appelé à «redoubler d’efforts pour réaliser de nouvelles découvertes qui permettraient d’augmenter la production, d’une part, et de fournir, d’autre part, une source stable de matières premières pour la relance des industries pétrochimiques, en adoptant une politique unifiée visant à échanger des expériences, à unifier les efforts et à prêter toute l’attention à l’élément humain».

Sonatrach, qui est «la locomotive de l’économie et de l’industrie algériennes, cherche, à travers ses plans de développement, à maîtriser les technologies modernes utilisées à toutes les étapes des activités du secteur des hydrocarbures, de l’exploration à l’exploitation, en passant par la transformation, le transport, le raffinage et la transformation», a encore souligné Toufik Hakkar.

Hautes capacités de l’IAP

Pour sa part, le secrétaire général de l’APPO, Dr Omar Farouk Ibrahim, a déclaré que l’Organisation «attend, à travers ce forum, davantage de coopération et de partenariats entre les directeurs des institutions de formation des pays membres ( ) afin d’obtenir d’excellents résultats».

Il a souligné, dans ce contexte, «l’efficacité» et les «hautes capacités» de l’IAP à travers ses différents établissements, ses installations et ses cadres de niveau mondial.

La formation de l’élément humain est l’une des priorités de l’Organisation, selon son secrétaire général, qui a mis en avant «une expérience algérienne de 58 ans dans ce domaine», l’Institut algérien du pétrole ayant formé des ingénieurs africains.

Sonatrach forme des cadres africains

A ce propos, le directeur de l’IAP, Abdelkader Guenoun, a rappelé, de son côté, que l’Institut avait commencé, il y a une année, la formation de cadres de pays africains.

Selon ses organisateurs, ce forum constitue «une étape en vue de la mise en œuvre d’un système de formation unifié, rassemblant tous les pays membres de l’APPO, dans le but de promouvoir des initiatives conjointes dans le domaine de la formation dans tous les domaines de l’industrie pétrolière et gazière, ce qui permet de mettre en évidence de nombreux points importants, notamment l’unification des références professionnelles, des compétences et des références de formation pour élever le niveau des formateurs et relancer les programmes de recherche et d’innovation».

Le forum, organisé à l’Institut algérien du pétrole, à Skikda, a réuni, outre le secrétaire général de l’APPO, les membres exécutifs de cet organisme et les directeurs des institutions de formation dans le domaine du pétrole et du gaz représentant 15 pays membres de cette organisation : Afrique du Sud, Algérie, Angola, Bénin, Cameroun, Congo, Côte d’Ivoire, Gabon, Niger, Nigeria, Tchad, Egypte, Guinée équatoriale, Libye et Tchad.

 

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