Le rythme d’activité portuaire sera renforcé : « Réduire les dépenses supplémentaires…»

11/02/2025 mis à jour: 06:28
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Le rythme d’activité des ports commerciaux devrait connaître un changement notable dans quelques semaines. Le président Tebboune a, dans un communiqué du Conseil des ministres repris par l’APS, annoncé cette décision devant amener les entreprises portuaires à suivre le rythme économique du pays de façon à ne pas permettre les surcoûts qui sont induits. 

Il a ainsi «instruit le ministre des Transports de modifier le système de travail dans les ports avant la fin du mois en cours, selon le système 24/24 heures, notamment dans les ports à activité économique, à savoir Djendjen, Alger, Béjaïa, Annaba, Oran et Mostaganem». 

A ce propos, M. Tebboune «a ordonné d’associer tous les opérateurs au niveau des ports, l’objectif de cette décision étant de suivre la dynamique économique et de réduire les dépenses supplémentaires des navires en attente d’accostage pour de longues périodes». 

Cette question du rythme d’activité des ports se pose depuis belle lurette. Spécialistes et autres savent que le sujet en question fait perdre beaucoup d’argent à l’Algérie simplement parce que des navires étrangers attendent longtemps au large avant de décharger leur marchandise. Les coûts d’importation sont ainsi beaucoup plus importants à cause, entre autres, des surestaries payées par l’Algérie. Mais pas seulement, puisque d’autres facteurs, comme le sous-équipement des 11 ports algériens, les problèmes d’infrastructure s’ajoutent à la problématique. 

Cela se répercute, évidemment, sur les prix des produits importés. Le transport maritime occupe une place importante dans l’économie nationale, il devrait assurer plus de 95% des échanges extérieurs du pays. Dans ce sens, la décision a été prise, selon le même communiqué, de «mettre en œuvre les différents projets d’investissement approuvés, tout en rationalisant les dépenses et respectant les délais de réalisation». 

Aussi, les pouvoirs publics cherchent à améliorer les capacités de transport maritime des marchandises qui oscillent autour de 6% de parts de marché seulement, alors que l’objectif affiché est que l’armateur national puisse atteindre un niveau de 25%. Le plan de relance du pavillon national va-t-il porter ses fruits ? Au cours des neuf premiers mois de l’année 2024, les exportations de marchandises ont enregistré une baisse de 11,2% pour atteindre le montant de 4960,5 milliards de dinars, contre 5 584,8 milliards de dinars pour la même période en 2023. Les importations, quant à elles, ont connu une hausse de 7,9% en valeurs courantes, atteignant le niveau de 4628,8 milliards de dinars contre 4288,9 milliards de dinars précédemment. 

Les prix à l’exportation de marchandises connaissent une baisse de 6,2% par rapport aux neuf premiers mois de l’année 2023, tandis que les prix à l’importation de marchandises ont enregistré une baisse de 4,7%. Ces évolutions du commerce extérieur montrent ainsi un recul de l’excédent commercial de l’ordre de 74,4%, en passant de 1 295,9 milliards de dinars à 331,7 milliards de dinars. De ce fait, l’ONS fait observer «une décélération» du taux de couverture des importations de marchandises par les exportations. 

Le taux de couverture passe ainsi de 130,2% aux neuf mois de 2023 à 107,2% aux neuf mois de 2024.

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