JAC (Emine auto) : Un constructeur qui renforce sa présence en Algérie

06/06/2024 mis à jour: 06:15
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Après la marque italienne «Fiat», c’est le constructeur automobile chinois « JAC» qui devra lancer prochainement sa fabrication de véhicules dans sa future usine. Et le projet  commence déjà à se concrétiser. 

C’est dans ce sillage que le ministre de l’Industrie et de la Production harmaceutique, M. Ali Aoun, a reçu, lundi dernier, une délégation du constructeur automobile chinois, JAC, conduite par le président du groupe, M. Yang Zhengshu, en présence de M. Nihat Sahsuvaroglu, président de la Sarl Emin Auto, a annoncé le ministère dans un communiqué. 

Le ministère a souligné, dans son communiqué, que l’objet de la rencontre est de connaître les derniers développements du projet de fabrication de voitures JAC. Cette audience, qui s’inscrit dans le cadre du suivi des dossiers d’importation et de fabrication des véhicules de la marque JAC en Algérie, a permis d’étudier l’état d’avancement du projet de fabrication des voitures touristiques et utilitaires de la marque JAC dans la wilaya de Aïn Témouchent à travers une joint-venture entre le groupe chinois JAC et Emin Auto. Les représentants de Jac et Emin Auto ont mis en avant les progrès réalisés en ce qui concerne les infrastructures qui accueilleront les équipements nécessaires à la production de véhicules. 
 

M. Aoun a également donné des instructions strictes, afin d’accélérer la mise en œuvre du projet, tout en insistant sur le respect des délais convenus et du cahier des charges. Ce projet a été lancé en 2016 dans la zone industrielle de Tamazoura, dans la wilaya de Aïn Témouchent, à l’ouest du pays. Une fois achevé, il devrait contribuer au développement d’une véritable industrie automobile en Algérie et la création de pas moins de 800 emplois directs. Il faut rappeler que cette rencontre n’est pas la première en date. 

Durant le mois de septembre de l’année dernière, les représentants de JAC avaient fait état du grand progrès d’avancement de l’usine, notamment en ce qui concerne les infrastructures qui abriteront les équipements nécessaires à la production des véhicules, avec un taux d’intégration supérieur à 30% et une capacité totale estimée à 100 000 voitures/an en pleine exploitation, dont 40% seront destinés à l’exportation, a fait savoir le ministère.

Toutes les étapes de production et de montage étaient prises en charge localement, fabrication des châssis, de la carrosserie, assemblage de moteurs, création d’une zone de sous-traitance, en vue d’approvisionner l’usine en pièces et composants divers, atelier de peinture, etc.
 

Les discussions avaient également porté sur le programme d’importation de voitures de cette marque pour l’année 2023-2024, dont une partie est en cours de commercialisation à travers les réseaux de distribution. En tout état de cause, Ali Aoun semble déterminé à faire avancer ce dossier. Il met, toutefois, en relief les priorités du dossier, d’où l'importance de ne pas se concentrer uniquement sur la vente automobile, mais sur son secteur industriel qui est porteur de valeurs sûres.  

Par Aziz Kharoum
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