À l’exception de Washington, condamnation unanime de la communauté internationale

19/03/2025 mis à jour: 23:59
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Photo : D. R.

A l’exception de l’administration Trump, qui a soutenu les frappes israéliennes et donné le feu vert pour leur exécution, la communauté internationale a été unanime à exprimer sa réprobation contre la reprise de la guerre génocidaire à Ghaza.

Le Premier ministre et ministre des Affaires étrangères du Qatar, Cheikh Mohammed Ben Abdulrahman Al Thani, a déclaré dans un post sur son compte X : «Le bombardement brutal de Ghaza, ciblant les femmes et les enfants déplacés dans leurs tentes pendant qu’ils dormaient, au milieu du blocus injuste, du manque d’aide et de l’effondrement des installations médicales, constitue un autre crime odieux perpétré par l’occupation israélienne sans aucun sens des responsabilités.»

Médiateur dans les négociations pour un cessez-le-feu à Ghaza, Cheik Mohammed Ben Abdulrahman Al Thani a réitéré «la position ferme» du Qatar en «faveur du peuple palestinien» et appelé à «une action internationale immédiate et décisive pour contraindre Israël à mettre en œuvre un cessez-le-feu immédiat, à respecter l’accord et à reprendre les négociations».

Pour sa part, le président du Conseil européen s’est déclaré «choqué et triste par les nouvelles en provenance de Ghaza». Le responsable a affirmé, à la chaîne qatarie Al Jazeera, que «la violence à Ghaza doit cesser, les termes de l’accord de cessez-le-feu doivent être respectés et les otages et détenus doivent être libérés». Lui emboîtant le pas, le ministre des Affaires étrangères belge a condamné les bombardements israéliens et affirmé que «les termes du cessez-le-feu dans l’enclave doivent être respectés» et que «l’aide humanitaire doit être acheminée» vers Ghaza.

Le chef de la diplomatie belge a également condamné «toutes les attaques contre les civils» et déclaré qu’Israël «a intérêt à mettre en œuvre un cessez-le-feu à Ghaza», en soulignant que «toutes les opportunités doivent être données pour assurer le succès» de la trêve. Pour lui, «ce qu’Israël fait aujourd’hui n’est pas de la légitime défense et l’approbation par les Etats-Unis de la reprise des combats n’est pas une bonne chose».

Le Coordonnateur humanitaire des Nations unies a affirmé : «Nous ne pouvons pas revenir à l’ère d’avant le cessez-le-feu» et qu’«un blocus total à Ghaza ne peut être autorisé». Selon lui, «tous les gains obtenus durant le cessez-le-feu sont en train d’être détruits».

Il a plaidé pour que la trêve «soit pleinement respectée» avant de rappeler qu’Israël «a restreint l’accès à l’eau potable pour 600 000 palestiniens à Ghaza» et imposé de nouvelles restrictions aux organisations humanitaires qui vont considérablement entraver leur travail. Le responsable onusien a précisé que la population civile de Ghaza «doit être protégée, ses besoins satisfaits et le droit international respecté».

Le ministre saoudien des Affaires étrangères a, pour sa part, souligné dans un communiqué «l’importance d’une fin immédiate des meurtres, de la violence et de la destruction israéliens, ainsi que de la protection des civils palestiniens contre la machine de guerre injuste d’Israël» et «l’importance pour la communauté internationale de s’acquitter de ses responsabilités pour mettre fin aux graves souffrances du peuple palestinien».

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