Dégradation du cadre de vie à la Cité Boussouf à Constantine : Les habitants sollicitent l’intervention du wali

08/11/2023 mis à jour: 08:18
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Le calvaire continue pour les riverains

Le cadre de vie se dégrade d’une manière inacceptable à la troisième tranche de la cité Boussouf. Les habitants de cette partie de la ville de Constantine, située non loin de la RN5, n’ont cessé de crier leur ras-le-bol après les multiples appels lancés en direction des autorités à travers la presse et sur les réseaux sociaux. 

«Nous avons l’impression que les services de la commune de Constantine ne bougent que sur instruction du wali qui ne cesse de remarquer à travers ses différentes sorties le degré de déchéance atteint dans certains lieux à cause de la négligence, du laisser-aller et du je-m’en-foutisme des responsables de l’APC ne voulant pas agir pour régler un problème qui dure depuis des mois», ont déploré des habitants, se disant outrés par cette situation qui perdure. C’est le cas du réseau d’assainissement qui déborde sur la chaussée créant une mare d’eau non loin des entrées des immeubles. 

Selon les habitants, ce débordement serait dû à un bouchon dans la conduite principale d’assainissement. Un fait qui a été signalé, mais à chaque fois, aucune intervention sérieuse n’a été prévue pour régler le problème définitivement. «Nous vivons cette situation depuis des mois. 

Quand on appelle les services de la Seaco pour intervenir, ses agents viennent juste pour lever le couvercle afin d’évacuer ces eaux stagnantes, sinon rien n’est fait et on attend que cette eau s’évapore pour laisser place à une couche dégueulasse sur la chaussée. 

Alors, je ne vous parle même pas des mauvaises odeurs qui nous rendent la vie insupportable, notamment durant l’été. Imaginez qu’on ne peut même pas ouvrir les fenêtres, par crainte des invasions  de moustiques. Ces bestioles qui trouvent le milieu favorable pour se développer, surtout dans les caves des immeubles, un autre lieu qui demeure le point noir de notre cité», soutiennent-ils. En hiver, ce sont les eaux pluviales qui viennent s’accumuler dans cette partie de la cité, située dans une sorte de cuvette, où les avaloirs sont complètement bouchés. Ce qui forme des lacs qui ferment les accès vers les blocs.

 «On souffre chaque jour avec nos enfants pour les ramener à l’école, mais imaginez si une famille est obligée d’évacuer un malade ou faire sortir une personne âgée, comment devra-t-elle faire ?», s’interroge un citoyen. Les riverains évoquent aussi les espaces autour des immeubles, envahis par les déchets et la broussaille, sans jamais faire l’objet d’une opération de nettoyage, contrairement à ce qui se fait chaque jour dans d’autres lieux de la ville, suite «aux instructions fermes du wali Abdelkhalek Sayouda», sachant que les services communaux n’agissent que de la sorte. Ils rappellent également l’état dégradé de la route qui mène vers les bâtiments, connaissant des affaissements trop apparents pour passer inaperçus, au point de représenter un danger réel pour les véhicules, surtout la nuit, quand l’éclairage public fait défaut.

 Nous avons soulevé le problème des égouts qui éclatent aux services de la Seaco, mais la chargée de communication de cette entreprise nous a précisé qu’il ne relève pas de leurs prérogatives, mais de celles de la commune qui devrait engager des travaux de renouvellement du réseau. 

Une opération qui tarde à voir le jour. «Nous sollicitons l’intervention du wali Abdelkhalek Sayouda, seul capable de mettre fin à notre calvaire», lancent des habitants de la troisième tranche de la cité Boussouf.        

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