Commerce électronique dans le monde : Forte progression des services numériques

18/03/2025 mis à jour: 06:19
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La Banque mondiale vient de publier un manuel sur la mesure du commerce numérique. Il s’agit là d’une deuxième édition qui est le fruit d’une collaboration entre la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced), le Fonds monétaire international (FMI), l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et l’Organisation mondiale du commerce (OMC), ainsi que de nombreux experts.  

«Grâce aux progrès technologiques rapides, les entreprises et les ménages peuvent désormais commander des biens et des services en ligne», notent les experts. 

Du coup, ce manuel répond au besoin des pouvoirs publics de mesurer cette activité tant à l’échelle nationale qu’internationale. «Les enquêtes sur l’utilisation des TIC constituent depuis un certain nombre d’années la principale source d’informations sur la participation des entreprises au commerce électronique et d’analyse des évolutions et de la dynamique du commerce électronique», note ce document volumineux. 

«En 2021, selon la même source toujours, les pays ayant enregistré la part la plus élevée d’entreprises réalisant des achats dans le cadre du commerce électronique étaient la Nouvelle-Zélande (89,6%), l’Australie (80,7%), la Suède (78,4%) et le Brésil (75,0%), suivis du Canada (74,9 %) et des Pays-Bas (66.1 %). La part des entreprises réalisant des ventes dans le cadre du commerce électronique est généralement plus faible, les pays qui arrivent en tête étant l’Australie (63,3%), la Nouvelle-Zélande (60,3%) et l’Inde (60,2%).»


Augmentation du commerce de services «à faible valeur»

Ledit rapport fait remarquer, en revanche, l’indisponibilité des données «exhaustives et comparables» sur la répartition entre le commerce électronique national et international, ni sur la valeur des transactions commerciales électroniques. Et ensuite de noter que si de nombreux services exigent d’ordinaire  «une proximité» entre prestataires et consommateurs,  désormais ils sont  proposés  «à distance», ce qui offre aux entreprises plus de possibilités d’accéder aux marchés mondiaux.  

Les rédacteurs de cette étude soulignent une augmentation du commerce international de services de  «faible valeur», à l’instar des services bancaires en ligne ou des applications pour smartphones. «En 2012, le Bureau d’analyse économique des Etats-Unis (BEA) a tenté pour la première fois de mesurer le commerce de services fondé sur le numérique», c’est-à-dire celui «pour lequel les technologies de l’information et des communications (TIC) jouent un rôle important dans la facilitation des échanges transfrontières de services», a-t-on noté.  

Le commerce des services en général, et celui de services livrables numériquement en particulier, ont  «fortement progressé» au cours des deux dernières décennies. Selon ce rapport, en 2012, les services livrables numériquement représentaient 48% des exportations mondiales de services. Leur part est passée à 52% en 2019 et a bondi à 63% en 2021. La pandémie de Covid-19 a favorisé cette progression des échanges internationaux.

 

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