Biskra : Des micro-entreprises exclues des marchés publics

21/03/2022 mis à jour: 08:08
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De petites entreprises et sociétés créées à Biskra par le biais des dispositifs d’aide et de soutien à la création de postes d’emploi dans divers domaines et secteurs n’arrivent pas à sortir la tête de l’eau et à trouver une vitesse de croisière. 

Cela est dû non seulement au ralentissement des activités générées par la pandémie de la Covid-19, mais aussi à cause de la réticence des pouvoirs publics, dont les collectivités locales à leur confier des projets dans différents domaines dont le bâtiment, les travaux publics, l’aménagement, la restauration, les services médiatiques, informatiques, techniques et autres, a-t-on appris. 

Pour fonder ces micro-entreprises, dont beaucoup sont claudicantes à cause de plusieurs facteurs et réaliser leurs rêves de prospérité professionnelle, les bénéficiaires de la Cnac, de l’Angem et de l’Ansej rebaptisée l’Anade ; Agence nationale d’appui et de développement de l’entrepreneuriat, sont endettés auprès des banques. Celles-ci réclament les sommes allouées 5 ans après l’octroi du soutien financier.

 En sus des charges salariales, fiscales et de fonctionnement, ces jeunes chefs d’entreprise sont tenus de rembourser ces crédits. Cependant, aucune n’est capable, semble-t-il, d’afficher un embonpoint économique et une santé financière pour se prémunir contre la faillite, car elles sont tout simplement exclues des marchés publics et cela en contradiction avec la réglementation en vigueur leur réservant de 5 à 10% des offres d’appel lancés dans le secteur public où ils peuvent en principe soumissionner si ce n’était le durcissement des conditions et l’ajout de critères de sélection jugés par eux de «rédhibitoire, arbitraire et injustes.» Illustrant cette situation, Othmane G. est un jeune bénéficiaire de l’Anade (ex-Ansej) qui a créé une entreprise d’installation et d’équipements des cuisines collectives et de climatisation.

«Cette année, nous ne pouvons plus soumissionner à des appels d’offres de la direction de l’éducation, car un nouvel article surajouté stipulant d’offrir le marché exclusivement au moins-disant parmi les producteurs industriels et les importateurs nous en exclue de facto. 

C’est de la concurrence déloyale. A Biskra, aucune entreprise ne peut survivre sans avoir des marchés publics desquels on les exclue de manière incompréhensible du moment qu’elles ont les qualifications requises», se plaint-il en appelant les pouvoirs publics à se ressaisir et à changer de comportement vis-à-vis des jeunes entreprises. 

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