Visite hier de Ali Aoun à l'ENIEM de Tizi Ouzou : «L'Etat n'abandonnera pas ses usines»

10/08/2023 mis à jour: 09:03
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Ali Aoun a défendu hier les entreprises publiques

L’Entreprise nationale des industries de l'électroménager, Eniem, sise à Oued Aissi, à 7 kilomètres  à l’est de Tizi Ouzou, ne sera pas fermée. Le ministre de l'Industrie et de la Production pharmaceutique, Ali Aoun, l’a affirmé, hier, à l’occasion de sa visite d’inspection dans la wilaya de Tizi Ouzou.  

«Nous sommes décidés à sauver ce complexe mais avec l'adhésion de tous les travailleurs et de leurs représentants. Nous avons l’obligation d’aider cette entreprise pour sa pérennité et sa modernisation. 
 

Il faut un programme effectif de travail pour surmonter les difficultés auxquelles fait face l'unité», a-t-il déclaré tout en soulignant que l’Etat ne donnera plus l’argent sans, a-t-il insisté, contrepartie. 

Et pour étayer ses propos, M. Aoun a parlé des contrats de performance pour les cadres de l’entreprise qui seront appliqués à partir de septembre, histoire de les mettre devant les réalités de terrain. 

C’est-à-dire, a-t-il expliqué, chacun sera motivé en fonction de son travail. «La modernisation de la production est indispensables», a-t-il soutenu. Effectivement, la modernisation de l’usine est plus que nécessaire pour espérer une nouvelle relance. 
 

D’ailleurs, en sillonnant les ateliers de montage, nous avons remarqué des machines datant des années 1980 toujours opérationnelles. «Le gouvernement ne va pas laisser tomber ses usines. Nous devons faire quelque chose pour remettre sur les rails l’Eniem. Il n’y aura pas la privatisation de ce complexe industriel», a-t-il rassuré. 

Puisque les ressources de l’Eniem sont limitées en raison des multiples arrêts de la production, le même représentant du gouvernement est allé même jusqu’à suggérer l’ouverture du capital de la société surtout lorsqu'on sait, a-t-il fait remarquer, que ce complexe possède un patrimoine qui n’est pas négligeable. «Il faut aussi chercher des partenaires nationaux ou étrangers solides», a-t-il lancé avant de trancher sur la question de l'effacement des dettes qui n’est pas possible, a-t-il indiqué, tant que l’entreprise ne génère pas de bénéfices.  

Par ailleurs, le directeur de l’Eniem a souligné que la production actuelle ne dépasse pas 15% de la capacité globale de l’entreprise, soit 35 000 sur 220 000 appareils. Notons aussi qu’une réunion est annoncée pour lundi prochain au siège du ministère de l'Industrie et de la Production pharmaceutique. Elle regroupera le ministre, ses cadres et les responsables de l'Eniem ainsi que  le partenaire social. 
 

D’autre part, durant sa visite dans la wilaya de Tizi Ouzou, Ali Aoun s’est déplacé également au complexe de l'Électro-industrie d’Azazga. Là aussi, l’exposé fait par le directeur de cette entreprise fait état d’un stock important de transformateurs. 

Et pour cause, Sonelgaz, a-t-il souligné, a cessé, depuis mars 2022, d'acheter le produit fabriqué par l’ex-Enel.                              
 

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