Transport de voyageurs à Zaâtria, Mahelma et Sidi Bennour : Une couverture qui gagnerait à être améliorée

08/02/2023 mis à jour: 00:07
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Les habitants des localités limitrophes de la nouvelle ville n’en finissent pas avec la galère du transport de voyageurs. En dépit du lancement récent de nouvelles lignes à l’initiative de l’opérateur public Etusa, la couverture en matière de transport sur l’ensemble de la nouvelle ville de Sidi Abdellah reste relativement insuffisante. Autant dire qu’à Sidi Bennour, Mahelma et Zaâtria, relevant de la nouvelle ville, l’Etusa n’assure pas la couverture escomptée par les habitants des lieux. Enfants handicapés sur une chaise roulante, personnes âgées et malades ainsi que des pères de famille se rendant à leur travail passent leur temps à attendre l’incertaine arrivée des bus de la compagnie publique. Cette scène est courante au niveau des cités AADL de ces trois communes. A titre d’exemple, dimanche dernier, c’était le bus reliant cette contrée de l’extrême ouest de la capitale à Ben Aknoun qui a fait faux bond aux voyageurs. Les usagers faisaient le pied de grue sur la grande route pendant une longue et expectative attente qu’un bus se pointe à l’horizon. «Ils arrivent en retard sans respecter la plage d’horaire», s’indigne un habitant. D’autres voyageurs font appel, par la force des choses, aux services des clandestins. Faut-il le dire, le problème ne se pose pas seulement sur cette ligne. Jeudi dernier, le bus de 16h se rendant à la nouvelle ville de Sidi Abdellah n’était pas à l’heure. Les usagers du transport attendaient dans une totale incertitude. «Cela arrive souvent que des navettes soient annulées, sans que les usagers ne soient informés ou avisés», nous confie un autre habitant, résident au quartier 23.

Durant Les week-ends, la fréquence de rotation des bus Etusa sur ces lignes enregistrent une baisse notable. De grandes cités, AADL pour leur majorité, ne sont desservies, jusque-là, que pas les bus de l’Etusa. Ce qui fait que le nombre et la fréquence des navettes sont en deçà de la demande et la ponctualité n’est pas toujours au rendez-vous. Bien que des lignes aient été octroyées à des opérateurs privés, la prestation de service et la qualité ne sont jamais au rendez-vous. «En sortant de la maison, on n’est jamais sûr de rien. Le bus pourrait pointer après une vingtaine de minutes d’attente comme il pourrait dépasser une heure», nous dira un résident.

Hormis cela, ce qui complique davantage la situation est l’absence de commodités dans les lieux réservés au transport de voyageurs. En effet, dans cette agglomération tentaculaire, il n’y a pas un soupçon d’abribus ou station dédiés aux voyageurs. En attendant que la tutelle du transport se manifeste pour régler ces lacunes, des résidents, soucieux des conditions d’attente qui y prévalent, ont lancé une quête pour la réalisation d’abribus. «Actuellement, des femmes et des enfants éreintés par la longue attente s’assoient à même le sol ou se cachent à l’abri de la pluie à proximité des murs des immeubles en attendant l’arrivée du bus», se désole notre interlocuteur.

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