Tombé au champ d’honneur dans la wilaya VI historique : Moh Saïd Kasmi, un martyr sans sépulture

31/08/2022 mis à jour: 16:03
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Le parcours du martyr Moh Saïd Kasmi a été revisité, vendredi, lors d’un hommage organisé au musée régional du moudjahid de Tizi Ouzou. 

Ce fut l’occasion d’honorer la famille du défunt et retracer l’itinéraire de ce combattant courageux et déterminé comme en témoignent les personnes qui l’ont connu, dont son fils Ahmed, lui aussi ancien maquisard. Ce dernier a raconté les différents moments passés avec son père, notamment durant ses déplacements dans les maquis de la région. 

Il s’est attardé, d’ailleurs, sur l’épisode de sa blessure devant sa maison, à Agouni Hamiche, dans la commune de Makouda, au nord de Tizi Ouzou, lorsqu’ils ont, ensemble, pris la fuite vers la région d’Iflissen.

 Là, son père a été pris en charge par les villageois qui lui ont prodigué des soins pour alléger ses douleurs. Il y restera plusieurs semaines pour revenir à la forêt de Mizrana, selon Rabah Aouana et Fatma Tadount du village Arvi. Peu de personnes qui ont connu Moh Saïd Kasmi sont encore en vie aujourd’hui mais le travail cinématographique de Youcef Limani a permis d’immortaliser des témoignages précieux sur la vie et le parcours de ce martyr, et ce, en faisant parler sa fille Fatma, Akli Bekhtaoui, Karmoud, dit Cheikh Mokrane, de Taboudoucht, Arezki Bourkache, dit Moh Said de Tikobaine, Lounes Boutlendj de Souk El Had et Omar Samet de Boufarik. 

D’autres témoins, qui ont évoqué le défunt dans le film projeté, vendredi, au musée régional de Tizi Ouzou, sont décédés, à l’image de Mohamed Akli Kasri de Sidi Namane, Arezki Hamel de Tala Bouzrou, Chikhaoui Tahar d’Ouaguenoun. Le travail de Youcef Limani consiste en une œuvre de mémoire puisqu’elle a permis de remettre au goût du jour des moments d’une période importante dans l’histoire du pays. 

C’est ce qu’a, d’ailleurs, même souligné Mohand Ouramdane Hachour de l’ONM qui a plaidé pour des activités d’histoire et de mémoire. Par ailleurs, notons que Moh Said Kasmi a milité bien avant le déclenchement de la guerre de Libération nationale, notamment avec Krim Belkacem. Il était parmi les fondateurs de la première cellule PPA, en 1939, dans la région de Makouda avec d’autres militants du Mouvement national comme Amar Bessalah, dit Amar El Bass, Moh Said et Akli Hamouche ainsi que Said Chabni. 

Puis, en 1947, il devient chef de l’OS dans sa région natale, préparant le déclenchement de l’insurrection armée. «Il a vendu son verger pour acheter une arme de guerre. Moh Saïd Kasmi était le chef du groupe des 21 maquisards qui se sont déplacés à Blida avant de rallier le Sud afin de créer la wilaya six historique avec le colonel Ali Mellah et le commandant Ahmed Chaffai, dit Rouget, lui aussi originaire de Makouda», témoigne-t-on sur ce moudjahid tombé au champ d’honneur en 1957 dans le Sud. Un martyr est sans sépulture. 
 

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