Tiaret : L’informel prolifère

24/12/2023 mis à jour: 08:45
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 La cité Belhadj Hachemi ex-Volani dans la ZHUN sud de la ville de Tiaret reste un territoire qui se singularise par une donne socioéconomique sous-tendue par cette tentaculaire emprise des marchands de l’informel sur la population nombreuse qui y réside, non sans dommage collatéraux sur l’environnement, l’hygiène et la sécurité publique, voire sur de potentielles plus-values fiscales que le fisc aurait dû générer par ce commerce pourtant florissant. 

Samedi dernier, en marge de la visite qu’effectuait le chef de l’exécutif dans les dédales de la ville, on croyait à une solution radicale au phénomène, mais force est de constater après coup que le problème perdure et va encore durer tant que les pouvoirs publics éprouvent des difficultés à rendre les lieux aux normes d’habitat, de commerce en plus de l’attractivité que cet ensemble urbain pourrait exercer.

 Évoquer Volani, c’est sans conteste parler de ces dizaines de citoyens de Tiaret relogés dans cette partie sud de la ville mais aussi parler des bâtiments en préfabriqués qui pourrissent la vie aux locataires qui y résident depuis 1984 sans possibilité de voir «ces baraques» déglinguées substituées. Il y a quelques années, les autorités ont piloté une opération de substitution mais certains locataires avaient refusé car entre-temps, des logements ont été acquis par certains. D’autres les ont transformés ou acquis en troisième main.

 Un problème minime par rapport aux dégâts générés par le commerce de fruits, légumes, friperie et surtout les viandes dont celle problématique des viandes d’origine inconnue. Que de descentes effectuées par les services de sécurité et de contrôle, que de saisies. Que d’interpellations sur fonds de réprobations citoyennes mais la situation de ce marché reste éternelle quand bien même l’APC de Tiaret par la voix de son président, Larbi Ouadah, qui nous expliquait hier la donne en déclarant «plutôt privilégier la solution de sa réhabilitation». 

«Cela passe par la mise en application d’une étude devant valoir une réhabilitation des locaux par les locataires eux-mêmes» ajouta-t-il. «Les plans préétablis obligent ces locataires à s’inscrire et à respecter les schémas et plans uniformisés pour harmoniser les lieux». 
 

L’informel à Volani n’est pas lié à la seule présence de ce marché de viandes et celui de la friperie adjacente mais à d’autres cloaques qui ont fleuri au dos des marchés qui ceinturent les lieux.                 

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