Tension entre le Mali et la Mauritanie : Bamako interdit les mouvements de civils en zone frontalière

14/03/2022 mis à jour: 12:00
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Les autorités maliennes ont déclaré hier interdire la circulation de civils dans la zone frontalière avec la Mauritanie, où ont disparu un certain nombre de Mauritaniens début mars, rapporte l’AFP. Elles ont aussi annoncé l’ouverture d’une enquête par le tribunal militaire de Bamako. 

Ces disparitions, deux mois après la mort de sept Mauritaniens sur le territoire malien début janvier, ont provoqué la crispation de la Mauritanie. Nouakchott a ouvertement accusé l’armée malienne «d’actes criminels récurrents» contre ses ressortissants. Le Mali a dépêché vendredi et samedi une mission en Mauritanie pour tenter d’apaiser Nouakchott. Les deux pays se sont mis d’accord pour créer une mission conjointe chargée d’élucider les disparitions, indique un communiqué commun publié samedi. 

Les deux pays se sont entendus pour instaurer des patrouilles communes dans la zone frontalière. Le porte-parole du gouvernement malien, le colonel Abdoulaye Maïga, a annoncé hier dans un communiqué que «les autorités militaires (avaient) décidé d’interdire strictement toute circulation de personnes civiles dans les zones de la forêt de Wagadou et de la forêt de Gringalé», dans le secteur où ont disparu les Mauritaniens. 

Cette zone est le théâtre d’activités militaires dans le cadre de l’opération «Maliko», lancée en décembre contre les djihadistes, a indiqué le communiqué affirmant que l’armée malienne n’a rien à voir avec les disparitions, comme Bamako le maintient depuis le début. 

«Sur la base de preuve matérielle technologique, il s’avère qu’aucune patrouille des FAMas (Forces armées maliennes) n’était présente dans la zone et aux dates indiquées et, jusqu’à présent, aucune preuve matérielle ne permet d’incriminer nos vaillantes FAMas», a-t-il noté. 

De son côté, le procureur auprès du tribunal militaire de Bamako a annoncé, dans un communiqué, l’ouverture d’investigations menées par les gendarmes. Le communiqué ne fait pas apparaître clairement si ces investigations portent sur les seuls événements de mars, ou aussi ceux de janvier, sur lesquels les autorités ont promis d’enquêter.  

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