Sétif : Une ville sans aires de stationnement ni parkings

22/03/2022 mis à jour: 01:22
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Sétif, chef-lieu d’une wilaya de plus de 2,5 millions d’habitants est une grande agglomération en théorie. Carrefour industriel, commercial, culturel et médical de premier plan, l’antique Sitifis accueillant quotidiennement des milliers de visiteurs manque de tout. 

La ville est dépourvue de bon nombre d’équipements de grande utilité. Galvaudés, les slogans creux ont fait leur temps. Sans une bibliothèque de lecteurs, un hôpital aux normes, à la dimension et aux besoins d’une «grande» ville universitaire, d’un observatoire de musique, d’une annexe de la bibliothèque nationale (inscrite puis mise en veilleuse), d’une gare routière en lieu et place d’une gare intermodale «écrasée» par des bureaucrates à l’origine du gaspillage et du bradage du foncier, Sétif ne peut avoir le qualificatif d’une grande cité fonctionnant en mode «veilleuse». Gratifiés d’une promotion injuste et imméritée, ces bureaucrates qui ont bâclé et bloqué le complexe sportif de 50 000 places initié en juin 2007 sont les premiers responsables du gel du projet et du mauvais tracé du tramway pénalisant le centre d’une ville où le stationnement est devenu un véritable casse-tête pour les habitants et les visiteurs tancés par la «pluie des PV». 

Et comme un malheur n’arrive jamais seul, une grande partie de la rue de Constantine, notamment du côté des «défunts» cinémas «ABC» et «Colisée» la chaussée est une ligne rouge pour les automobilistes. La mort dans l’âme, ces derniers sont contraints de passer par des quidams autoproclamés «gardiens agrées» de parkings. La pratique porte un sacré coup aux recettes de la collectivité et indispose l’automobiliste à la merci de petites gens ne reculant devant rien. 
 

Perdurant depuis des années, l’absence de parkings à étages n’a pas été la priorité des responsables à différents niveaux. En voie d’achèvement, le parking jouxtant la gare routière n’ayant de gare routière que le nom, ne va pas régler le problème puisqu’il est installé à la sortie sud-ouest de la ville. 

En 2016, des autorisations ont été accordées à des investisseurs privés à l’effet de construire des parkings : dont un à proximité du vieux stade Mohamed Guessab, victime d’une réhabilitation avançant non seulement à pas de tortue, mais bat tous les records du monde, et ce, en matière de retard de réalisation, ne voient pas encore le jour. 

Mis sous scellé des années durant, le plan de circulation de la ville «libéré» dernièrement fait du surplace. Au grand dam des automobilistes et des piétons écornés par la congestion des routes balafrées de partout et le manque d’aires de stationnement et de parkings réglementés. «La gestion approximative d’une ville comme Sétif a fait son temps et montré ses limites. Dépourvue du moindre parking, la ville carrefour mérite mieux. Trouver un endroit pour stationner son véhicule en ville s’apparente à un véritable parcours du combattant. 

L’automobiliste voudrait bien mettre à l’abri son bien et payer le prix. Malheureusement, la cité n’offre pas une telle commodité, basique sous d’autres cieux. Il est vrai que la mission s’annonce ardue pour la nouvelle équipe communale engagée sur plusieurs fronts ; elle devrait se pencher sérieusement sur le sujet créateur d’emplois et de richesses. Il est en outre temps de penser à des parcmètres.

 Une manière de couper l’herbe sous les pieds des faux parkingueurs et booster le cas échéant les recettes de la municipalité», soulignent non sans une certaine nervosité de nombreux automobilistes et visiteurs d’une ville séculaire payant cash l’inertie des dernières années. 

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