Santé : Hystéroscopie et cancer du sein en débat à Bouira

14/09/2023 mis à jour: 00:28
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L’hystéroscopie expliquée par le Dr Adel Sedrati - Photo : D. R.

L’Établissement hospitalier privé Avicenne, basé à Bouira, a organisé, le week-end dernier, une journée scientifique sur l’hystéroscopie et le cancer du sein, au niveau de l’auditorium de l’Institut de l’enseignement professionnel Mohamed Saiki.

Ont pris part à l’événement plusieurs médecins, chirurgiens et spécialistes en gynécologie. «Cette journée n’est qu’une contribution de notre part dans l’amélioration des connaissances de nos médecins, car à Bouira, ce genre de manifestations scientifiques médicales se fait rare. Nous comptons organiser, dans l’avenir d’autres journées similaires», dira Dr Choubane, MMe OuerdiaTali, directrice de l’EHP Avicenne.

Dans son exposé, le docteur Adel Sedrati, l’un des pionniers d’hystéroscopie à l’échelle nationale et internationale, a présenté un historique de la technique, le matériel utilisé, son utilisation et son entretien. «L’hystéroscopie est une subspécialité de la gynécologie obstétrique qui consiste à opérer via les voies naturelles avec des caméras miniatures qui permettent de visualiser avec une perfection presque absolue le contenu de l’utérus. Et avec des instruments plus spécialisés, on peut voir la pathologie et la traiter en même temps.

Il s’agit de différentes pathologies aussi bien chez la jeune dame que chez la femme infertile de moyen âge et encore chez la femme âgée. C’est une technique qui a bouleversé l’évolution de la spécialité de gynécologie», dira-t-il. Les avantages de la technique de l’hystéroscopie. Entre autres, l’économie de temps, car une hystéroscopie ne prend qu’une vingtaine de minutes.

Mieux encore, la patiente peut rentrer chez elle au bout de 3 heures seulement. En outre, le coût d’une hystéroscopie opératoire est moins cher que les interventions chirurgicales classiques. Quant à l’état des lieux de cette technique révolutionnaire en Algérie, notre interlocuteur considère qu’elle n’est qu’à ses débuts.

En revanche elle est en nette évolution. «Nous essayons d’aller vers les différentes villes, du nord au sud du pays, afin d’inciter les médecins à s’intéresser à cette technique pour que nos malades en bénéficient. Les portes sont ouvertes à tous les médecins, notamment les jeunes car ils sont l’avenir.»

Le deuxième volet de la journée scientifique a été consacré à deux thématiques, à savoir le cancer du sein et les complications de l’allaitement. Selon le Professeur sénologue S. Abrous, le cancer du sein représente 23% des cancers féminins en Algérie, ce qui la place dans zone de moyenne incidence.

Le conférencier s’est longuement étalé sur les symptômes, le diagnostic, le traitement et les avancées de la science dans ce domaine. La conférence a été suivie par un riche débat, avant d’entamer le deuxième volet concernant les complications courantes lors de l’allaitement. Le Professeur avait prodigué une panoplie de conseils et de conduites à tenir que ce soit aux médecins ou aux allaitantes.    

 


 


 

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