Renforcement des capacités de stockage des céréales à Constantine : Un programme pour réaliser neuf nouveaux hangars

09/07/2024 mis à jour: 09:03
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Le taux de collecte a atteint 50% depuis le lancement de la campagne moisson-battage - Photo : D. R.

Les avis d’appel d’offres ont été lancés récemment par la direction des équipements publics pour la réalisation de ces infrastructures d’une capacité de 50 000 quintaux chacune.

La wilaya de Constantine a bénéficié d’un nouveau programme pour le stockage des céréales. Une information qui a été annoncée, hier, par le wali Abdelkhalek Siouda, lors de la session de l’APW de Constantine, tenue au siège de la wilaya de la cité Daksi Abdeslam. Le premier responsable de la wilaya a fait savoir que les entreprises chargées de ce programme seront désignées dans les prochains jours.

Nous avons également appris auprès des services agricoles de la wilaya que ces neufs hangars, d’une capacité de 50  000 quintaux chacun, se veulent comme une valeur ajoutée pour la région, où l’on a enregistré à ce jour un taux de 50% de collecte des céréales depuis le lancement de la campagne moisson-battage.

Les avis d’appel d’offres ont été lancés récemment par la direction des équipements publics. Par ailleurs, dans son allocution d’ouverture, le chef de l’exécutif a présenté un bilan depuis son installation à la tête de la wilaya au mois de septembre 2022. Il s’est félicité des progrès enregistrés, en rappelant que de nombreux secteurs ont connu une progression remarquable, en dépit de la persistance de la bureaucratie. Cette évolution devrait être communiquée aux citoyens, selon ses dires, particulièrement pour la campagne électorale de la présidentielle du 7 septembre prochain.

Le wali a entamé son intervention par le développement local, estimant que la wilaya a eu droit à d’importants budgets pour la prise en charge des problèmes des citoyens entre 2023 et 2024. Dans le cadre du Plan communal de développement (PCD), toutes les communes ont bénéficié d’un milliard de dinars en 2023 pour 107 opérations qui ont été toutes réalisées et réceptionnées. En 2024, Constantine a obtenu aussi une aide de 197 milliards de centimes.

Presque le double de l’aide octroyée l’année précédente. Pour ce qui est des programmes de Fonds commun des collectivités locales (FCCL), il y a eu un total de 485 opérations inscrites ces deux dernières années avec un budget de 662 milliards de centimes. «L’État a mobilisé d’importants moyens dans le cadre du développement local, PCD et FCCL estimé à presque 1 000 milliards de centimes», a-t-il déclaré.

Et de poursuivre que la wilaya collabore étroitement avec les services des communes avec fermeté pour les programmes en cours de réalisation. Dans la même perspective du développement local, le chef de l’exécutif a fait savoir que la wilaya joue désormais un rôle important dans ce sens, en allouant 414 milliards de centimes pour alimenter 105 opérations du développement. Même les établissements publics à caractère industriel et commercial (EPIC) locaux ont également bénéficié d’une aide de 3,2 milliards de dinars.

Dans un autre volet, le wali a évoqué le rôle de la direction de l’administration locale (DAL) dans l’aménagement et la réhabilitation des zones d’activité, qui étaient pour la plupart à l’abandon. Nous citons à titre d’exemple, celles situées à Aïn Smara, Ali Mendjeli, Messaoud Boudjerriou, Ibn Ziad, Aïd Abid, Ibn Badis, Bekira et la cité Boumerzoug dans la commune de Constantine. Certaines ont été achevées et d’autres sont en cours de réalisation avec un pourcentage de 50 jusqu’à 80%.

Le secteur de la santé, un dossier épineux 

Bien qu’il ait connu une évolution considérable, le secteur de la santé représente encore un dossier épineux pour les autorités de la wilaya. «Nous avons entamé de grandes opérations de réforme, dont le dégel du projet du nouveau CHU. L’étude est achevée et nous avons proposé aux hautes instances de l’insérer dans les projets sectoriels et octroyer sa réalisation à une entreprise publique selon la formule de gré à gré», a-t-il souligné. Et d’ajouter que l’étude de l’hôpital de 120 lits est également achevée, en attendant son inscription.

Cela, sans oublier la réalisation ou la réhabilitation de certaines polycliniques. Il a évoqué également le complexe mère et enfant à Sidi Mabrouk doté de 75 lits, indiquant qu’il est prêt et achevé en attendant son inauguration. Dans le même secteur, d’autres projets, connaissant un retard considérable, n’ont toujours pas été mis en service, à l’instar du complexe mère et enfant à Ali Mendjeli et le Centre anti-cancer (CAC) de Constantine.

Ce dernier a fait couler beaucoup d’encre depuis le lancement des travaux en 2010 et qui n’est jamais mis en service. Selon M. Siouda, l’infrastructure est prête en matière de travaux et d’équipements. Elle devait faire l’objet d’une visite du ministre de la Santé, qui a été reportée à plusieurs reprises. A propos de la réhabilitation du CHU Dr Benbadis, le wali a mis en lumière la mauvaise gestion.

«Quand je suis venu à Constantine, j’ai trouvé des budgets énormes pour la réalisation de multiples opérations. J’ai constaté que le bureau d’études était lui-même le directeur, l’entreprise chargée des travaux et c’est lui qui gère les services», a-t-il déclaré, affirmant avoir lancé les réhabilitations des services.

Revenant au projet du nouveau CHU, l’intervenant a rappelé que cette infrastructure restera insuffisante, tandis que l’actuel CHU est d’une capacité de 1486 lits. Afin d’améliorer les conditions de travail pour le personnel et la qualité de la prise en charge des malades, de nombreux services seront délocalisés vers l’ancien siège de l’école de comptabilité, situé au Chalet des Pins.

S’étalant toujours sur l’essor qu’a connu le secteur de la santé, le wali a annoncé l’acquisition de nouveaux équipements et l’ouverture de plusieurs salles de soins fermées et abandonnées. Il a affirmé que le secteur avait connu à l’époque une négligence caractérisée par l’instabilité des directeurs. «Nous avons changé certains responsables et d’autres ont été démis de leurs fonctions.

Cette opération se poursuit toujours. Celui qui ne veut pas travailler, qu’il nous quitte», a-t-il lancé lors de la session. En conclusion, il a rappelé que l’hôpital de Didouche Mourad compte 1221 employés, dont la majorité ne travaille pas. Un recrutement illégal a été orchestré par l’ancien directeur, selon ses propos. «Ce dernier, protégé par des élus, des administrateurs, voire certains cadres du  ministère, a été difficilement démis de ses fonctions», a affirmé le wali.

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