Première édition de Build Tomorrow : La nécessité de réduire la fracture numérique

14/05/2022 mis à jour: 00:19
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Quelque 60% d’Algériens ont accès aux TIC et àinternet. Les 40% restants inquiètent des experts qu’il existe bel et bien une fracture numérique. Comment éviter cette fracture en Algérie et surtout éviter une numérisation à deux vitesses ? 

C’est à cette question que les spécialistes ont tenté de répondre mardi à Alger, à l’occasion de la première édition de «Build Tomorrow», tenue sous le thème : «Comment réduire la fracture numérique ?» D’abord, il faut, de l’avis des participants, avoir une volonté politique et être essentiellement convaincus de ce virage important. «L’administration doit jouer le jeu et prendre l’initiative», selon Bachir Tadj Eddine, président du Groupement algérien des acteurs du numérique (GAAN). 

Il porte aussi un regard très critique sur le taux de 60% de connectés. Le nombre de connectés se limiterait aux réseaux sociaux ou à YouTube ! A-t-on identifié les causes de cette fracture numérique ? 

C’est fait, selon Amina Messaid, vice-présidente du Cnese, «et ce, au moins depuis ces deux dernières années, du fait que le président de la République a insisté sur les changements et qu’il a mis en place un ministère du Numérique». 

Mme Messaid évoque comme cause les infrastructures dans la mesures où les problèmes de réseau dans certaines régions où villes persistent. Et puis, il y a «la mauvaise volonté de certains décideurs qui ne font rien pour aider à trouver des solutions». 

La vice-présidente du Cnese rappelle également le niveau de formation qui est «hétérogène et qui limite l’accès à l’utilisation du numérique». 

Cette idée est rejetée par des spécialistes qui insistent, eux, sur la «compétence» issue des universités du pays. 

D’ailleurs, un clin d’œil a été fait pour associer les études universitaires et les laboratoires de recherche afin d’apporter des solutions à la fracture numérique. 

L’autre souci mis en avant par les spécialistes est lié aux moyens financiers limités des familles pour se doter en équipement. Un smartphone coûte au moins 30% du salaire moyen. 

La problématique des équipements technologiques et numériques surtaxés a été évoquée. La crise de la Covid-19 et la nécessité d’adopter le télétravail et le e-enseignement a été aussi, de l’avis de Amina Messaid, «une leçon pour examiner avec davantage de clarté la situation». 

A noter enfin que «Build Tomorrow» est une série de mini-conférences qui ont pour objectif d’ouvrir le débat sur les sujets qui favoriseront l’émergence de l’Algérie de demain.

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