Ouverture de la session parlementaire : Goudjil plaide pour la mise en place d’une commission nationale d’écriture de l’histoire

05/09/2022 mis à jour: 02:02
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La session parlementaire ordinaire pour l’exercice 2022-2023 a été ouverte, hier, respectivement à l’Assemblée populaire nationale (APN) et au Conseil de la nation, en présence du Premier ministre, Aïmene Benabderrahmane, et des membres du gouvernement. 

Lors de son intervention, le président du Sénat, Salah Goudjil, a donné un aperçu des «défis» qui attendent les deux Chambres du Parlement, notamment durant cette session, même s’il n’a pas avancé de calendrier précis. Il a cité, à cet effet, en premier lieu, les lois sur les associations et les partis politiques. «Les associations n’ont pas le droit de faire de la politique», a-t-il tranché. Selon lui, il faut «délimiter, avec précision, les missions de chacun». 

Le président du Conseil de la nation a également évoqué le «code des collectivités locales» qui «est en train d’être préparé par l’Exécutif». Un texte important dans la mesure où «il va donner à la commune et à la wilaya la place qui leur sied». Il est question, entre autres, de «consolider l’implication de la société civile» dans la gestion des affaires locales, tout comme il faudra préciser «les rôles de la wilaya, de l’assemblée de la wilaya, de la commune…». 

Salah Goudjil s’est exprimé, par ailleurs, sur d’autres questions faisant l’actualité nationale. Rappelant que l’Algérie vient de fêter le soixantième anniversaire de son indépendance, celui-ci a plaidé pour la mise en place d’une «commission nationale d’écriture de l’histoire». «Personne ne nous apprendra notre histoire», a-t-il soutenu. 

Allant plus loin, celui-ci a évoqué la nécessité de «réviser» le programme scolaire et universitaire en matière d’enseignement de l’histoire. «Il y a des choses qui circulent qui ne sont pas vraies», lance-t-il. C’est dans ce sens là que celui-ci a évoqué le cas de Trente-trois associations, activant dans un secteur donné, qui tentent, dit-il, «d’influencer le programme». Le président du Sénat n’a pas été plus explicite à ce sujet. 
 

«Faire la différence entre pouvoir et état»
 

Sur le plan de la politique interne, le président du Conseil de la nation a estimé que la priorité est «l’indépendance économique». «L’autosuffisance et l’exploitation de toutes les potentialités du pays sont de nature à conforter davantage les décisions politiques de l’Algérie et renforcer sa voix», a-t-il déclaré. Il s’est félicité, à cet effet, du fait que le pays ne soit pas endetté. «Personne ne nous dictera quoi que ce soit», a-t-il ajouté. 

Dans le même ordre, Goudjil a plaidé aussi pour l’initiative du «rassemblement» et de la «consolidation du front interne», rappelant que le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a «tendu sa main», ce qui s’est traduit par les rencontres organisées avec des partis politiques, des associations et des personnalités. 

C’est par rapport à cela que celui-ci a estimé qu’il fallait «faire la différence entre pouvoir et Etat», ajoutant que «le pouvoir change d’une étape à une autre, selon la volonté du peuple». En dernier lieu, le président du Conseil de la nation, et après avoir rappelé que l’Algérie «a toujours soutenu les revendications des peuples pour l’autodétermination», a réagi à la crise diplomatique qui s’est installée entre le Maroc et la Tunisie, les autorités marocaines ayant décidé de ne pas assister au sommet Japon-Afrique, que la Tunisie a accueilli, en raison de la présence de la délégation sahraouie conduite par le président de la RASD, Brahim Ghali. Salah Goudjil a rappelé, ainsi, qu’en 2017, «le Maroc a assisté au sommet Union européenne – Union africaine, alors qu’une délégation sahraouie était présente». 

Remontant plus loin dans l’histoire, celui-ci est revenu sur le reproche fait en 1960 par le roi Hassan II au président tunisien Bourguiba, à propos de la reconnaissance par ce dernier de l’indépendance de la Mauritanie, jugeant que cette dernière est une terre marocaine, avant qu’il ne propose quinze ans plus tard (1975) de partager le Sahara occidental qu’il venait de coloniser après le départ de l’Espagne, avec la même Mauritanie. «Aujourd’hui ou demain, le Sahara occidental finira par avoir son indépendance», a-t-il lancé.

 A noter, en dernier lieu, que le président de l’APN, Brahim Boughali, s’est, lui aussi, exprimé, lors de son intervention à l’occasion de la cérémonie d’ouverture de la session parlementaire, sur la situation de la politique nationale. D’après lui, «les dernières décisions prises par le président Tebboune à la veille de la rentrée sociale, comme la révision des salaires, des pensions de retraite et l’augmentation de l’allocation chômage, montrent que le niveau de vie du citoyen est une priorité chez ce dernier». 

Boughali a également évoqué les questions internationales mettant l’accent sur le fait que l’Algérie soutient toujours les causes justes, parmi lesquelles les causes palestinienne et sahraouie. En dernier lieu, et au sujet de cette prochaine session, le président de l’APN a évoqué la nécessité «de mettre en conformité les lois avec la nouvelle Constitution». 
 

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