Olympique Club Cyclisme d’Adekar : Un club ambitieux

19/03/2023 mis à jour: 04:28
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Les athlètes de l’Olympique club cyclisme d’Adekar (OCCA) ont profité de l’avènement, près de chez eux, de la nouvelle édition 2023 du Tour d’Algérie du cyclisme (TCA) pour organiser une exhibition, en marge de cette manifestation, dans le but de se faire connaître et d’informer les citoyens et les autorités des activités du club.

Cette exhibition a commencé tôt le matin par l’organisation des tours des cyclistes autour de la ville d’Adekar avant de déployer l’ensemble de leurs adhérents pour sécuriser la route nationale lors du passage des compétiteurs du TCA au niveau de la commune d’Adekar.

La naissance de ce club (OCCA) est l’aboutissement d’un long travail et de la persévérance du cycliste Belamri Hocine, qui a commencé durant les années 2000 à pratiquer cette discipline en tant qu’amateur. En 2009, il participa à la fondation du Club d’El Kseur (CCEK) où il a formé une dizaine d’athlètes de la commune d’Adekar.

«En 2018, comme le nombre de jeunes de la région d’Adekar qui s’y intéressent ne cessait d’augmenter, mais ne pouvant faire des déplacements pour les entraînements, on a décidé avec Khoukhi Ahmed, militant associatif, de créer le club sportif d’Adekar (CSA) et lancer notre propre école de cyclisme au niveau local », dit-il. Formant ainsi l’OCCA. Cette école forme plusieurs catégories.

En tout, l’OCCA compte, aujourd’hui, 24 athlètes dont une dizaine est issue de la ville d’Azazga. Il tient aussi à préciser, que sur l’ensemble des athlètes, 7 sont des filles. En 2019, l’OCCA est affilié à la fédération nationale du cyclisme.

Durant la même année, il décroche dans un tour de cyclistes à Collo (est d’Algérie) la 1ere et la 2e place dans la catégorie «Master» et un titre de champion de la wilaya dans la catégorie «école» en 2021. Il faut dire que jusqu’à présent, les adhérents de ce club n’ont travaillé qu’avec leurs propres moyens.

Sachant qu’un équipement (bicyclette et tenue) d’un seul athlète de catégorie «école» coûte plus de 60 000  DA. Sans compter les frais des déplacements lors des compétitions. «Notre club ne dispose même pas d’un local, ni d’un site d’entraînement ne serait-ce pour les plus jeunes athlètes.

Et il n’a bénéficié d’aucune subvention», avoue Lamine. «Pourtant, notre région dispose de plusieurs atouts permettant de faire développer cette discipline sportive qui bénéficie déjà d’un cadre naturel approprié : la proximité avec la forêt, altitude, l’état topographique des circuits…», ajoute-t-il.

Pour l’avenir, le club envisage de lancer une section VTT d’autant que la région dispose de suffisamment de pistes forestières et agricoles. Pour peu que les autorités leur débloquent des subventions et des aides matérielles.

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