La maison de jeunes d’Amizour a organisé, hier soir, en collaboration avec le club sportif amateur Assirem de Karaté Do un tournoi consacré en grande partie aux catégories pupilles et poussins.
Ces derniers ont produit des enchaînements techniques et des combats devant une foule de spectateurs composée, en plus des curieux et des amateurs des arts martiaux, de leurs parents ainsi que des bienfaiteurs qui maintiennent financièrement, un tant soit peu, le club en vie. «Le but de mettre en avant cette catégorie est de permettre à ces enfants de découvrir surtout l’ambiance des compétitions, et de se familiariser avec des nouvelles données, comme l’arbitrage et le public», a indiqué le président du club, Bensadi Samir.
La direction technique du club, à sa tête le président de l’association, ainsi que le coach Mekhazeni Habib et le directeur technique et sportif (DTS), Salim Messis, ont proposé au public, lors de cette soirée, un festival de katas et de combats adroitement exécutés par les athlètes des différentes catégories et kyu (niveau) sur le tatami de la salle de sport de la maison des jeunes. Repris en 2017, après 10 ans d’absence, le club Assirem Karaté Do a surmonté d’innombrables défis et d’obstacles avant de s’imposer et progressivement, mais honorablement sur la scène de cette discipline.
Ainsi, le club s’est illustré dernièrement par la qualification de ces meilleurs athlètes, filles et garçons, en compétition nationale et au championnat régional pour aller défendre les couleurs du club.
Ce dernier renferme en son sein deux vice-champions au championnat d’Algérie (2022/2023) et a décroché une médaille d’Or au tournoi international de karaté ouvert, en Tunisie, le 27 juin 2024, en sus de l’engagement d’au moins 7 de ses athlètes dans le corps arbitral, qui est en soit une réalisation significative.
M. Bensadi, qui croit en le potentiel des coachs et de ses thlètes, n’a pas caché sa déception quant aux moyens matériels et financiers, promis, et qui n’arrivent toujours pas. Il souhaite, pour maintenir ces jeunes dans le giron du sport donc loin de l’oisiveté et de la débauche, «que les responsables locaux regardent en direction de ces enfants qui ont besoin davantage de moyens financiers, d’équipements sportifs et surtout, d’une salle homologuée dignes du mouvement sportifs locale qui honore sa commune avec des moyens dérisoires».