Les entreprises s’intéressent à l’écoresponsabilité

26/05/2022 mis à jour: 00:35
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L’idée d’une convention qui vient d’être signée entre Général Emballage et le laboratoire pharmaceutique Merinal est de récupérer tous les déchets de carton pour leur donner une seconde vie. Une démarche environnementale dans le cadre de l’économie circulaire, à encourager pour les autres partenaires dans un contexte économique très difficile et environnemental critique. De plus en plus d’entreprises adoptent l’écoresponsabilité.

C’est l’environnement qui profite en premier degré d’une crise économique. Les entreprises s’intéressent de plus en plus à l’économie circulaire. Le recyclage et la valorisation des déchets, qui étaient jusque- là, dans un circuit plutôt inconnu, deviennent un centre d’intérêt, et surtout quand on parle du carton. Exemple de Général Emballage (GE) qui vient de signer avec le laboratoire pharmaceutique Merinal pour la récupération de ses déchets en carton.

Une démarche importante lorsqu’on sait que le papier peut être recyclé huit fois et avec les nouvelles études effectuées dans le monde, on peut atteindre les 25 fois ! Les deux entreprises ont signé lundi passé ladite convention de partenariat et s’engagent ainsi dans une dynamique collaborative visant la limitation de l’impact environnemental des emballages en carton, et la contribution à une économie circulaire. Il est question donc de récupérer de vieux emballages en carton ou en papier afin de les réinscrire dans de nouveaux cycles de production.

Simplement, donner une longue vie au carton. «Le GE collectera nos déchets en carton et cela nous reviendra tout neuf», explique Hassen Tiouririne, directeur général du Laboratoire Merinal. Pour l’instant, le laboratoire n’a pas évalué ses déchets, même si une idée générale est conçue pendant la crise pandémique de la Covid-19 d’augmentation en matière de déchets en carton. «Nous n’avons pas encore quantifié nos déchets mais avec leur valorisation, nous pourrons, en effet, avoir une idée plus claire sur la quantité générée », explique encore Hassen Tiouririne.

Jusqu’à aujourd’hui, Merinal comme d’autres groupes industriels d’ailleurs, n’ont pas une vision ni un suivi ni même une idée sur le devenir de leurs déchets. Ils se contentent de respecter la procédure réglementaire pour les acheminer vers les organismes chargés d’incinération ou l’enfouissement. Avec cette nouvelle convention, le responsable en question se dit prêt à relever ce défi environnemental.

«Nous savons maintenant que nous allons servir notre partenaire et que ces déchets nous reviendront sous une autre forme, d’une part, et d’une autre part, nous sommes tout fiers de cette démarche écoresponsable, créatrice de l’emploi», dit le DG du laboratoire.

Techniquement, la collecte, selon la convention se fera par GE qui atteint aujourd’hui un taux de recyclage de 70%, selon la directrice générale adjointe, Feryel Battouch. Avec Mohamed Bessa, responsable de communication ont beaucoup insisté sur les efforts fournis pour «renforcer le caractère de l’industrie verte d’une manière que les déchets deviennent la matière première de la production». Tous les efforts sont, en effet, fournis pour réduire l’importation et changer la donne actuelle.

Au-delà d’un gain économique, l’intérêt environnemental y est. L’écoresponsabilité semble intéresser davantage ces entreprises, même si depuis leur création, elles étaient comme leur devise. Le GE qui a un certificat Iso de management environnemental compte renforcer sa politique environnementale et écoresponsable. GE, insiste Feryel Battouch, se concentre de plus en plus dans l’écoconception.

Autrement dit, fabriqué du carton ou de l’emballage en engageant le moins de matière possible. Un enjeu environnemental et sociétal engagé. Le groupe en question compte, affirme Mohamed Bessa, parmi ses démarches environnementales le traitement intégral de l’ensemble des déchets de productions et rejets industriels et puis, ajoute t-il encore, un approvisionnement respectueux du développement durable.

Un engagement qui explique l’enveloppe dégagée pour soutenir la société civile annuellement pour des campagnes de reboisement. Même intérêt environnemental, même s’il est encore minime par rapport aux besoins de la planète, il est défendu par le responsable du laboratoire Merinal qui explique que toute la motorisation des machines de leur usine consomme moins d’énergie. Les chaudières industrielles sont conçues et installées d’une manière à moins de consommer moins d’eau.

De petits gestes, pratiques et utiles qui contribuent à la protection de notre planète. D’ailleurs le même labo se dit le seul dans la région à acquérir le QMS qui permet d’éliminer l’utilisation du papier dans l’utilisation administrative.

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