L’arrêt des financements américains décidés par le président, qui a promis de faire le ménage dans les dépenses fédérales, avait provoqué une onde de choc chez les ONG.
Un juge fédéral américain a ordonné, jeudi 13 février 2025, à l'administration du président Donald Trump de lever temporairement le gel de 90 jours des fonds d'aide humanitaire et au développement, imposé fin janvier. Cette décision fait suite à une plainte déposée par deux organisations de santé qui dépendent du financement américain pour leurs programmes à l'étranger.
Le juge Amir Ali a critiqué la suspension générale de toute l'aide étrangère, soulignant que l'administration n'avait fourni aucune explication rationnelle justifiant cette mesure, qui a perturbé des milliers d'accords avec des entreprises, des ONG et d'autres organisations.
Cette suspension faisait partie des efforts de l'administration Trump, dirigés par Elon Musk, pour restructurer le gouvernement et réduire les dépenses fédérales. Cependant, cette initiative a entraîné des perturbations significatives dans les programmes de santé publique et de développement dans le monde entier, affectant notamment des services essentiels en Éthiopie, en Afrique du Sud et dans d'autres pays vulnérables.
Malgré une exemption accordée par le secrétaire d'État Marco Rubio pour permettre la poursuite de certaines aides humanitaires, de nombreuses organisations d'aide signalent des retards persistants et un manque de communication claire de la part des agences américaines, ce qui entrave la reprise des opérations.
Cette situation a conduit à des licenciements et à la suspension de services critiques, mettant en danger des populations vulnérables, notamment des femmes enceintes et des patients atteints du VIH. Des poursuites judiciaires ont été engagées contre l'administration, accusée de créer une "crise constitutionnelle" en démantelant des programmes établis et financés par le Congrès.