Instantané : La sourde oreille des édiles

03/08/2023 mis à jour: 17:04
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Nombre d’associations à caractère caritatif activent à travers le territoire. Si certaines sont soutenues financièrement par les pouvoirs publics, comme la direction de solidarité de wilaya – et c’est de bonne guerre – les autres, en revanche, attendent les actions de bon Samaritain de particuliers et de potentiels pourvoyeurs, s’il en est.

 Il y a également une autre catégorie d’associations qui fait dans le bénévolat dans le milieu écologique, comme rendre moins inhospitalier l’environnement dans lequel nous évoluons, ou améliorer les conditions sociétales des petites gens, comme aider les indigents et les personnes âgées, assister les souffreteux ou soulager certains parents du poids de leurs enfants atteints qui, de trisomie 21, qui d’autisme et qui de handicap moteur… 

Tout est à leur honneur et chapeau bas pour ces personnes bienveillantes, désintéressées et pleines d’empathie. Certaines de ces congrégations altruistes, qui ne ménagent pas leurs efforts pour donner de leur temps pour les autres, en mettant du cœur à l’ouvrage dans leur mission humanitaire, n’ont de cesse d’interpeller les autorités publiques pour qu’elles leur offrent le «smig», c’est-à-dire un local qui leur permet de mener à bien et de manière organisée et transparente la tâche noble qu’elles mènent avec dévouement. Les exemples des associations qui souffrent, car ne disposant pas d’un établissement, sont légion. 

L’association Saned de Bologhine, qui fait dans les actions de bienfaisance et d’accompagnement des enfants malades, se démène depuis pratiquement trois années pour dénicher un espace dans le but de rassembler les trisomiques 21 et les autistes de la circonscription. Peine perdue, ses appels restent auprès des autorités publiques sans succès, alors que des associations politiques disposent de locaux qui demeurent fermés durant toute l’année.

 Plus, des édifices qui relèvent des biens de la commune sont vides. L’association écologique et environnementale Emeraude a connu auparavant le même sort quant à disposer d’un local. Elle a fini par abdiquer, car les promesses des responsables se sont révélées au final qu’un feu de paille. Gageons que les prières de Saned et de bien d’autres associations qui demandent à disposer d’un local à même de participer à donner un cadre de vie meilleur à l’administré ou à alléger les maux d’autrui ne seront pas vaines. 

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