Décès de l’auteur Aomar Khennouf : Un époustouflant jongleur des mots

30/03/2025 mis à jour: 06:05
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Photo : D. R.

Le monde de la culture et de la littéraire algérienne est en deuil. En cette fin de Ramadhan, un autre maître du verbe a tiré sa révérence. Il s’agit du regretté Aomar Khennouf.

Connu s et très apprécié de ses lecteurs, l’auteur Aomar Khennouf était un écrivain brillant et intègre à la fois. Il laisse pour la postérité une œuvre des plus condensées et exigeantes à la fois. Né en 1957 à Alger, Aomar Khennouf est diplômé de l’Institut national de formation en bâtiment (Inforba). Il faisait d’ailleurs partie de la toute première promotion (1977-1980) de cette prestigieuse école.

Tout au long de sa riche carrière professionnelle – échelonnée sur une quarantaine d’années – il a occupé plusieurs postes importants dont le poste de directeur régional à Bordj Bou Arréridj dans une entreprise relevant du ministère de l’Habitat et de la Construction.

Il a été tour à tour jeune conducteur de travaux à Alger en 1980, chef de département technique en 1981 ainsi que directeur d’unité de 1982 à 1999. Il est nommé président-directeur général d’une entreprise de production de matériaux de construction, à Ghardaïa, en 2000.

Il a aussi occupé le poste de secrétaire général du HCA. Il prend sa retraite en 2018 pour mieux se concentrer à l’écriture et à la lecture. En outre, il décide de s’établir à Bordj Bou Arréridj en 2016. Il a écrit plusieurs ouvrages dont, entre autres, Cri en papier, Mes transhumances et Rien n’arrive par hasard.

Dans Mes transhumances, il revient sur «les tribulations d’un jeune fraîchement diplômé, les neurones en folie et de l’enthousiasme à en revendre, dans l’Algérie des années soixante-dix». Diagnostiqué de manière précoce par sa maman, l’auteur est atteint du syndrome des jambes sans repos, ou la bougeotte en terme plus usuel. Il est définitivement fixé sur sa pathologie par une chiromancienne quelques années plus tard. 
 

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