Constructions inachevées en banlieue : Des chantiers interminables !

24/08/2022 mis à jour: 12:17
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Photo : D. R.

L’arrêté introduit par les autorités compétentes pour la régularisation des constructions inachevées n’a pas encore donné de résultats probants.

L’anarchie qui marque le tissu urbain, particulièrement dans les nouveaux lotissements de la banlieue, renseigne du peu d’intérêt qu’accordent les propriétaires à l’esthétique. Cet aspect étant relégué au dernier plan fait que le cadre urbain tombe dans une anarchie indescriptible.

Aux Eucalyptus, à titre d’exemple, les responsables locaux sont confrontés dans la gestion du tissu urbain à une anarchie endémique. La disposition incitant les propriétaires de maisons et de commerces se trouvant sur l’artère principale de la ville à prendre soin des devantures et façades de leurs bâtisses ne trouve pas un terrain d’application. «Cette décision a été prise pour contrer l’incivisme de certains propriétaires de bâtisses qui se trouvent sur le boulevard principal de la ville, et ce, afin de redonner à cette artère un attrait esthétique.

Malheureusement, elle est très peu respectée. Il serait judicieux de durcir son application», confie un responsable au niveau de l’APC, avant d’ajouter : «Nous sommes de plus en plus confrontés dans le cadre de cette démarche à l’incivisme de nos concitoyens qui ne contribuent pas à sa mise en œuvre». La commune des Eucalyptus, qui est devenue un important pôle d’habitation, peine, à l’instar des autres communes de la capitale, à joindre l’utile à l’agréable. La ville est un immense chantier qui ne cesse de s’agrandir. Cette commune n’est pas un cas isolé puisque bien d’autres connaissent la même situation.

Situation déplorable

A El Hamiz, dans la circonscription administrative de Dar El Beïda, la situation est déplorable. Le constat est plus qu’alarmant. Car ce n’est pas seulement une partie de l’agglomération qui est soumise à la laideur des constructions inachevées, mais c’est toute l’agglomération qui en est imprégnée.

Le phénomène n’est pas l’apanage de ces seules localités, mais touche la quasi-totalité des communes de la capitale. A Heuraoua, une localité de l’est de la capitale, les responsables locaux affirment qu’en guise de dispositions devant stopper la dégénérescence de l’espace urbain, un important programme est en cours d’application. Il est question de lancer plusieurs opérations d’embellissement qui toucheront le centre-ville et les artères y attenantes.

Notons que la commune de Heuraoua, en dépit de l’avilissement de son tissu urbain, semble reprendre du poil de la bête. Tous les édifices publics se trouvant au niveau de la rue principale sont imprégnés d’un style architectural mauresque. Il est à noter que la loi 08/15 du 20 juillet 2008, fixant les règles de mise en conformité des constructions et de leur achèvement, a été instaurée dans le but de permettre le parachèvement des habitations.

Grâce à cette régularisation, les citoyens qui auront en leur possession des documents les confortant dans leur position de propriétaires auront accès, entre autre, aux crédits bancaires, ce qui leur donnera la possibilité de terminer les travaux de construction. Cependant, le traitement des dossiers de régularisation au niveau des APC et les daïras traîne en longueur et accuse beaucoup de retard.

Rappelons que les délais impartis à la régularisation des dossiers des constructions inachevées ont été relancés à plusieurs reprises, sans pour autant régler la situation d’une manière définitive.

 

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