Aïn Témouchent : Le gaz de ville pour des agglomérations rurales

22/02/2022 mis à jour: 11:37
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Les localités d’Aurès El Meïda et Aïn El Beïda, agglomérations secondaires de la commune de Hammam Bou Hadjar, viennent d’être desservies par le réseau de gaz de ville à la faveur de la célébration de la journée du chahid, ce qui a fait passer le taux de raccordement de la wilaya à 77,40%.

 De la sorte, une fois de plus, Aïn Témouchent tire profit de la chance qu’elle a d’être traversée de part en part par le gazoduc Medgaz. Les deux projets réceptionnés font partie d’un programme en cours de réalisation dont le taux a atteint les 70%. 
 

Financé par la Caisse de solidarité et de garantie des collectivités locales (GSGCL), il concerne 13962 foyers sur 62 sites, dont 17 répertoriés en zones d’ombre à travers la wilaya. Douze de ces dernières ont ainsi été raccordées au réseau de gaz de ville. Quant à l’achèvement de cette opération, il est prévu fin mars avec le raccordement de la localité d’El Hedahda à l’ouest de la wilaya, dans la commune d’Oulhaça. Ce programme a par ailleurs fait grimper le taux de raccordement au gaz à 89% dans la commune de Hammam Bou Hadjar. 
 

C’est à Aïn El Beïda qu’a échu le plus gros du lot des 1.870 foyers bénéficiaires avec 1230 familles. A cet égard, signalons que Aïn El Beïda, qui était la plus petite localité de la commune, il y a une décennie, soit une centaine de bâtisses en bordure sud de la sebkha d’Oran, s’est agrandie du fait du risque sismique à Hammam Bou Hadjar, ce qui ne permettait pas d’y injecter des programmes d’habitat et autres constructions. 

De la sorte, l’extension du chef-lieu a été délocalisée sur Aïn El Beïda située à environ 4 km. Enfin, toujours pour la petite histoire, le lecteur qui aura tiqué au nom d’Aurès El Meïda, un lieu que l’actualité n’évoque plus depuis les années 1970, pour la bonne raison qu’il marque une étape dans l’histoire du théâtre algérien par une réorientation de l’évolution du théâtre algérien dans une nouvelle version du théâtre du dire initié à l’indépendance par Ould Abderrahmane Kaki. 

En effet, la troupe du TRO, drivée par Alloula, pour donner «El Meïda», une création collective dans un espace non conventionnel, c’est-à-dire hors d’une salle de spectacle, l’auteur de «Lajouad» a été interpelé en voyant le public s’installer autour de la scène, constituée d’un tréteau, pour écouter la pièce comme on le fait en halqa autour d’un meddah. Il est vrai que les dialogues de la pièce étaient constitués de tirades qui relèvent du monologue et du dire des meddahs. 

Cette observation sur ce reste d’une capacité d’écoute héritée d’une société ayant cultivé une culture de l’oralité, a incité Alloula à la capitaliser dans sa pratique. De la sorte, il s’est lancé dans une expérimentation d’un genre où c’est l’oreille qui est sollicitée plus que l’œil avec en particulier «Lajouad», son chef d’œuvre.  

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