22e Festival européen d’Alger : Une édition au féminin pluriel

22/06/2022 mis à jour: 15:22
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Photo : D. R.

Une conférence de presse a été animée, hier matin, au Théâtre national algérien, Mahieddine Bachtarzi, à Alger, par M. Thomas Eckert, ambassadeur et chef de la délégation de l’Union européenne en Algérie à la veille du 22e Festival européen se déroulant du 23 juin au 1er juillet 2022 au TNA, au T Costantine et au cinéma Maghreb (ex-Régent), à Oran, sous le thème «Musiqu’Elles».

Dans son allocution présentant la 22e édition du Festival, M. Thomas Eckert, ambassadeur et chef de la délégation de l’Union européenne en Algérie, accompagné par ses proches collaborateurs, Mohamed Wissem Mousli, gestionnaire des politiques culturelles, et Hana Menasria, coordinatrice «Media» du festival, et en présence des représentants des services culturels des États membres de l’Union Européenne, notamment Mme Antonia Grande, directrice de l’Institut culturel italien à Alger, déclarera : «Cette année, nous sommes fiers de mettre la gent féminine sur le devant de la scène.

Ce festival est un exemple de soutien pour les femmes artistes et les femmes en général… Une nouvelle édition 100% femmes. Une forte présence de femmes. Neuf soirées pleines de culture, de talent et de divers styles…

Pour la première en tant qu’ambassadeur de l’UE dans ce magnifique pays qu’est l’Algérie, c’est pour moi un honneur d’inaugurer cette 22e édition du Festival européen. A cet égard, je suis convaincu que l’engouement du public algérien représente une nouvelle preuve de son attachement à ce rendez-vous incontournable qui est une tradition sur la scène culturelle… Je suis sincèrement honoré de l’ouverture de cette 22e édition du Festival européen… On est toujours ouvert sur les bonnes idées et les nouvelles pistes.»

Participation de 15 pays membres de l’Union Européenne

Une quinzaine de pays membres de l’Union européenne, à savoir le Portugal, les Pays-Bas, l’Italie, la Suède, la République Tchèque, la Belgique, la France, la Hongrie, la Pologne, l’Allemagne, l’Espagne, la Grèce, l’Autriche, le Danemark et la première fois, l’Irlande - n’ayant pas de représentation diplomatique en Algérie - qui sera représentée par la chanteuse de pop acoustique, Wallis Bird. La soirée d’ouverture sera étrennée par la chanteuse algérienne Samira Brahmia qui se dit « sincèrement fière d’assurer l’ouverture du 22e Festival européen.»

Elle saisira cette occasion pour présenter son nouvel album intitulé Awa au public. Sur scène, Samira invitera des artistes d’exception, Badi Lalla, Penda Niang (Sénégal), Hind Boukella et Soumia Ghechami. Samira Brahmia est née dans le Doubs, mais élevée en d’Algérie. Dotée dès le berceau d’une double culture, la jeune femme assume très bien ses origines et ses acquis avec un naturel déconcertant. Ses chansons mêlent influences pop rock (tendance Police ou Sheryl Crow), chaâbi, traditions celtiques ou instruments du Grand Sud algérien.

Ses mélodies ciselées sont dominées par sa voix pure et claire et une capacité étonnante à faire passer l’émotion. Il faut dire que la donzelle ne triche pas. Elle n’est pas là pour ça. Rien ne la prédestinait vraiment à une carrière artistique.

Sitôt son bac en poche, elle entame l’Ecole Polytechnique («Mais vite fait, hein, précise-t-elle en souriant. J’ai très vite constaté que ce n’était pas pour moi.. »), puis se rabat rapidement sur des études de Sciences Eco. Tout en suivant son cursus universitaire, elle mène la vie étudiante d’Alger et commence à jouer de la guitare et à écrire des mélodies. Voilà qui lui convient nettement mieux que les statistiques ou les relations entre marchés financiers et défiscalisation.

Au cinéma, de bons scores

Elle troque rapidement la macro contre le micro et devient choriste au sein d’«Index», le groupe de rock du moment. Peu à peu, Samira commence à écrire ses propres textes, elle se lance. Le coup de pouce viendra d’un réalisateur algérien plein de promesses, Merzak Allouache (qui, depuis, a signé le célèbre Chouchou avec Gad Elmaleh) à l’époque où il prépare un film intitulé L’Autre monde

En mars 2003, Samira est invitée à participer au deuxième festival «Femmes d’Algérie», dont elle sera la découverte-phare. Depuis, Samira travaille sur son premier album, peaufinant un style personnel profondément métissé, tout en prêtant son talent à d’autres aventures, comme la compagnie équestre Salam Toto, dans un spectacle où Samira Brahmia assure les parties musicales en direct, tandis que les chevaux dansent, envoûtés par cette voix pure et profonde... 

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