Wilaya d’Alger et ville de Moscou : Signature d’un mémorandum d’entente

13/03/2023 mis à jour: 07:00
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Photo : D. R.

Le mémorandum d’entente vise à développer des activités de partenariat à travers l’échange d’expertises et d’expériences.

Un mémorandum d’entente a été signé entre la wilaya d’Alger et la ville de Moscou (Russie), en vue de développer des activités de coopération et de partenariat dans plusieurs secteurs», a indiqué la wilaya d’Alger dans un communiqué rendu public hier.

Du côté algérien, le mémorandum d’entente a été signé par le wali d’Alger, Mohamed Abdennour Rabehi, et du côté russe, par le ministre du Gouvernement de Moscou, Sergei Cheryomin, chef de département des Relations internationales et de l’Economie extérieure de Moscou, en présence de l’ambassadeur russe à Alger, Valerian Shuvaev.

Dans une déclaration à la presse, en marge de la signature du mémorandum, le wali d’Alger a affirmé que cette initiative s’inscrivait dans le cadre «du renforcement des liens d’amitié et de coopération bilatérale et décentralisée», peut-on lire dans le communiqué.

Indiquant par ailleurs, que le mémorandum d’entente visait à «développer des activités de partenariat à travers l’échange d’expertises et d’expériences dans plusieurs secteurs et domaines».

Parmi les secteurs concernés, M. Rabehi a cité «la numérisation et l’innovation, la protection de l’environnement et la gestion des déchets, le transport urbain, le trafic routier et la restauration des bâtisses, en sus des secteurs de l’Education, de la Jeunesse et des Sports et du Tourisme».

Dans le cadre de la concrétisation des clauses de ce mémorandum, explique-t-il, «plusieurs rencontres sectorielles spécialisées sont prévues à l’occasion de cette visite, entre les responsables des deux pays, en présence d’hommes d’affaires afin d’examiner les opportunités d’investissement en Algérie dans de nombreux domaines».

De son côté, M. Cheryomin a précisé que l’Algérie était «un pays ami et un partenaire important qui entretient avec la Russie des relations solides, et nous œuvrons, à travers ce mémorandum d’entente, à les développer davantage».

Il a également fait savoir que la délégation l’accompagnant était composée de «représentants de grandes entreprises spécialisées, notamment dans la gestion des villes intelligentes et la restauration des vieilles bâtisses, souhaitant transférer leurs expériences en Algérie».

A l’instar des grandes métropoles urbaines, la capitale Alger connaît des problèmes, notamment dans le domaine de la circulation routière, la restauration du vieux bâti et la pollution. Des solutions, rappelons le, ont été mises en application ces dernières années pour venir à bout de ces problème, et ce, dans le cadre du Plan stratégique d’Alger à l’horizon 2030.

Il a été question dans le cadre de cette démarche, d’après Kerrouche Mohamed Lamine, urbaniste, «de donner la priorité à un certain nombre de domaines, notamment l’aménager de la baie d’Alger, de l’embellissement et de la revitalisation du centre historique, de la limitation et de la qualification de la périphérie et enfin de la structuration du territoire», confie-t-il.

Et de poursuivre, «en dehors de ces priorités, il est question de faire d’Alger une ville emblématique, qui se transforme en restant elle-même, d’en faire un moteur du développement tertiaire de l’Algérie. Elle sera une ville-jardin qui maîtrise son étalement et restaure ses équilibres écologiques, une ville des mobilités et des proximités, une ville sûre et un exemple en matière de gouvernance».

D’après notre interlocuteur, cette démarche doit être réalisée par des étapes qui commencent, «par la consolidation d’une (Ville monde). L’étape de la structuration de la dernière couronne périphérique. L’étape de l’aménagement de la baie. Une planification dynamique pour Alger inscrite sur le long terme. L’étape de l’embellissement», conclut M. Kerrouche. K. Saci et Agence.

 

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