Salon El Djazair healthcare à Dakar : La route de l’export se dessine

19/05/2022 mis à jour: 02:45
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Recours aux plateformes africaines de distribution constitue un des moyens efficace pour les producteurs algériens pour contrer toutes les difficultés logistiques liées à l’exportation.

Les représentants des différentes entreprises pharmaceutiques algériennes présents au premier Salon des produits pharmaceutiques El Djazair Healthcare, qui se tient à Dakar du 17 au 19 du mois en cours, ambitionnent de se lancer dans l’exportation de leurs produits. Ils sont unanimes à relever, par contre, les différentes contraintes, notamment bancaires, qui bloquent cette dynamique commerciale.

Cette première édition du Salon El Djazair Healthcare se veut justement le premier coup de starter afin de mettre en relation des opérateurs algériens et leurs homologues africains avec la participation des acteurs indispensables pour assurer cette activité et les échanges, à savoir les banques, les assurances et les transporteurs.

«Il s’agit du premier Salon du genre depuis l’indépendance qui permettra de créer un écosystème pour accompagner les opérateurs du secteur pharmaceutique en vue d’accéder aux marchés extérieurs après avoir satisfait la demande nationale», a souligné Madjid Imadalou, directeur général de MM Communication, co-organisateur de cette première édition avec l’EPE Tasdir, filiale du groupe Safex relevant que toutes les conditions organisationnelles ont été réunies pour le bon déroulement de cet événement.

«L’opération est exclusivement algérienne. Toute la logistique a été assurée par nos soins en acheminant tout le matériel nécessaire pour faire de ce Salon un événement de référence que nous souhaitons renouveler annuellement. Nous avons pour ambition de lancer un programme sur d’autres pays africains et acquérir d’autres marchés dans une politique gagnant-gagnant», a-t-il ajouté.

Le Salon El Djazair Healthcare est effectivement pour les opérateurs algériens une opportunité pour faire la promotion de la production nationale et se projeter dans l’export dont certains entendent renforcer leur partenariat déjà mis en place, à l’instar du laboratoire IMC, industries médico chirurgicales.

A la conquête de l’Afrique de l’ouest

« Notre participation à ce Salon vient renforcer notre présence en Afrique de l’Ouest depuis 2015, précisément au Mali, avec les dispositifs de dialyse en partenariat avec la centrale d’achat Camec», signale le directeur de l’export à IMC et précise que le laboratoire s’est déjà engagé dans l’exportation des solutés massifs vers le Sénégal en participant à l’appel d’offres lancé en 2021 par la Pharmacie nationale d’approvisionnement PNA sénégalaise. «Il s’agit d’un marché d’un million d’euros, soit de 473 000 euros pour l’appel d’offres en plus des commandes directes dont le coût avoisine les 230 000 euros et qui seront livrées», a-t-il précisé.

Il signale par ailleurs que des négociations sont également engagée avec la PNA pour proposer des dispositifs pour l’approvisionnement des cliniques de dialyse. Le directeur de l’export à IMC a fait savoir que le laboratoire a proposé également d’accompagner les établissements publics pour la fabrication de certains dispositifs, dont le concentré d’hémodialyse.

La directrice générale de Lyn pansement annonce déjà une première exportation de deux produits, des pansements adhésifs vers le Sénégal et le Cameroun dans les prochains jours.

Cette première expédition intervient dans le cadre des négociations engagées avec la première plateforme sénégalaise de distribution Laborex. «Notre objectif est d’atteindre les 60% du marché africain pour une valeur de 1,52 million d’euros par an des parts de marché», a-t-elle expliqué.

Par ailleurs, la présence du Conseil national de l’Ordre des pharmaciens représenté par son président Nourredine Mettioui s’inscrit dans l’accompagnement des producteurs et des distributeurs africains au plan éthique et déontologie lié à l’exercice de la profession, notamment de la pharmacie et la qualification du pharmacien.

«Nous proposons un modèle de charte déontologique pour accompagner les producteurs et les distributeurs africains et l’industrie pharmaceutique en général», a déclaré M. Mittioui.

Le volet pédagogique lié à la formation dans le développement de la pharmacie est également pris en compte à travers la faculté de pharmacie d’Alger et la Fédération algérienne de pharmacie dans le cadre d’un partenariat et le mémorandum signé entre les deux pays.

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