Réhabilitée pour une enveloppe de 16 milliards de centimes : Ouverture de la salle de cinéma à M’chedallah (Bouira)

05/05/2022 mis à jour: 09:21
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La salle de cinéma de la ville ( photo : el watan )

La salle de cinéma de la ville de M’chedallah à l’est de la wilaya de Bouira ouvrira ses portes le 8 mai. 

L’information, tant attendue par la population locale et les amoureux du 7e art, a été communiquée par le wali Abdeslam Lakhal Ayat sur la page facebook officielle de la wilaya. «Dans le sillage des festivités commémoratives des massacres du 8 Mai 1945, la salle de cinéma de M’chedallah sera ouverte au public», lit-on dans le communiqué. 

D’une capacité de 276 places, la structure a été complètement réhabilitée et équipée en matériel destiné à la projection cinématographique, a précisé la directrice de la culture et des arts de la wilaya de Bouira, Mme Salima Gaoua. «C’est un édifice dédié exclusivement au cinéma, pas pour abriter des fêtes ou des soirées musicales», a tenu à préciser Mme Guaoua en soulignant qu’une équipe de professionnels composée de techniciens et d’ingénieurs est mobilisée par le Centre national de la cinématographie et de l’audiovisuel (CNCA) d’Alger pour l’installation des équipements. «La salle de cinéma sera dédiée exclusivement à la projection de films», a-t-elle insisté.

 L’ouverture de l’établissement en question intervient après que la région a été le centre d’une vive polémique après que l’imam de la mosquée du chef-lieu communal usant de son micro en proférant des insultes en direction des citoyens assistant à une soirée musicale. 

Cependant, c’est le coût de l’opération de réhabilitation de la structure culturelle dont les travaux ont commencé en 2014 qui suscite plus de réactions et d’incompréhensions. En effet, le projet de réaménagement est au centre des discussions et de commentaires au sein de l’opinion publique. 

Certains parlent d’un scandale financier et d’un projet au coût exagéré dont l’enveloppe financière accordée pour la réhabilitation et l’équipement de l’édifice en question est estimée à 16 milliards de centimes. La directrice de la culture, qui ignorait le montant dégagé pour la restauration de la salle de cinéma de M’chedallah en soulignant qu’elle n’était pas au poste en 2014, s’est contenté de dire que le matériel destiné à la projection de films de cinéma est extrêmement cher, tout en affirmant au passage que plusieurs entreprises ont été retenues dans le cadre des travaux de restauration. Par ailleurs, la population locale exige que la salle de cinéma porte le nom du défunt militant de la cause amazighe, Salah Boukrif, disparu le 25 avril 2005. 

Nonobstant la cause amazighe qu’il défendait, le défunt Boukrif Salah s’est illustré également dans la lutte pour les droits de l’homme et la démocratie. De son parcours de militant et de ses études, le défunt s’est vu propulsé en 1997 au poste de vice-président de l’APW d’Alger.
 

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