Mostaganem : L’agriculture sous la menace de la sécheresse

28/02/2022 mis à jour: 11:17
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La rareté de la pluie persiste, au grand dam des agriculteurs / Photo : D. R.

Les précipitations, largement déficitaires ces derniers mois, commencent à se faire désirer. La situation est déjà alarmante. Les fellahs lancent un appel de détresse.

«Le printemps arrive à grands pas. La rareté des pluies, elle, persiste. Ce qui fait craindre le pire. Une situation susceptible d’impacter négativement aussi bien la production céréalière, de pomme de terre d’arrière-saison et autres cultures, surtout que la région mostaganémoise est connue pour ses terres dites ‘bours’, dont les productions agricoles dépendent essentiellement des précipitations», déplorent de nombreux agriculteurs contactés.

Le faible niveau de remplissage des barrages de la région n’arrange pas non plus les exploitants des périmètres irrigués. «On a investi beaucoup d’argent dans la culture de céréales et de pomme de terre. Tous nos efforts sont partis en fumée.

On a perdu espoir pour une bonne saison. Les cultures se sont asséchées», s’alarme un paysan du Dahra. Cette quasi-absence de précipitations en cette période coûte très cher aux agriculteurs, surtout concernant les petits fellahs qui subsistent grâce à leurs exploitations.

Les aliments de bétail ne sont pas en reste. De nombreux éleveurs soulignent que l’aliment pour le bétail s’enflamme. «Les gens commencent à vendre leurs cheptels. Ils ne peuvent pas les garder à cause de l’envolée des prix de l’aliment», soupirent d’autres paysans.

Conséquences : plus de création d’emplois dans les zones rurales. Face au retard des pluies pendant cette période hivernale, cruciale pour l’agriculture en général, les prières continuent d’être prononcées dans toutes les mosquées du pays dans l’espoir de faire tomber la pluie.   

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