LFP : L’injonction du 14 octobre 2018 est une grave dérive

16/07/2022 mis à jour: 07:27
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La Ligue de football professionnel (LFP) tiendra aujourd’hui son Assemblée générale ordinaire (AGO), présentation des bilans moral et financier du dernier exercice. 

La veille de ce rendez-vous statutaire, Mohamed Zerouati, le président de la JS Saoura, a déclenché une charge contre le président de la LFP, Abdelkrim Medouar, l’accusant d’avoir programmé ce rendez-vous la veille de la fin de sa suspension pour l’empêcher d’assister aux travaux. Il faut dire que la relation du dirigeant béchari avec les instances du football n’a jamais été un long fleuve tranquille. 

Au contraire, elle a été émaillée de sanctions et de suspensions. Sa montée au créneau ces derniers jours n’augure pas d’une accalmie prochaine. L’homme n’a pas sa langue dans sa poche. 

De leur côté, la FAF et la LFP le lui rendent bien. Le nouveau président de la FAF, Djahid Zefizef, fraîchement élu, doit mettre plus d’ordre dans le domaine de la discipline et du respect des textes. Le texte (fac-similé) à l’article est d’une dramatique frayeur et renseigne sur le peu de respect qu’accordent les responsables des instances footballistiques à l’arsenal statutaire, juridique et réglementaire. 

Le document en question met à nu la méconnaissance, l’ignorance et le pouvoir absolu de ceux qui régentent le football. Le texte en nota bene (NB) démasque le mépris qu’affichent de prétendus responsables à l’égard des règlements. 

document date du 14 octobre 2018 et cible, déjà, le président de la JS Saoura. Le message est sans équivoque. Il dit : «Le président insiste pour traduire Zerouati en conseil de discipline…». 

C’est grave, car l’injonction est adressée à un organe de juridictionnel indépendant (commission de discipline) qui n’a d’ordre à recevoir de personne. 

Surtout pas du président de la Fédération. Le président de la LFP et celui de la commission de discipline se sont exécutés. Quelle honte. 

Le président de la JS Saoura peut, aujourd’hui, utiliser ce document pour confondre les individus et instances concernées par cette grave dérive qu’aujourd’hui le nouveau président de la FAF ne doit plus tolérer. 

Pour cela, il devra d’abord mettre fin immédiatement aux personnes qui siègent au sein des organes juridictionnels de la Fédération qui ont failli sur toute la ligne dans leur mission première qui était de respecter les textes. Il ne sert à rien d’avancer en gardant ces semblants d’organes juridictionnels qui obéissent aux injonctions et non pas à leur conscience et aux règlements. 

Le drame, à travers cet exemple significatif, est que ces responsables bombardés aux postes indiqués et leurs mentors ne maîtrisent pas la réglementation… qu’ils appliquent à la tête du client et au bon vouloir des donneurs d’ordre. 

Une Fédération forte est une Fédération qui respecte les textes et règlements. Pas une Fédération qui agit à l’intuition, qui compte sur le pouvoir absolu pour violer le droit dans le silence assourdissant des acteurs du football qui sont complices de tous les crimes commis contre le football. 

Le texto du 14 octobre 2018 est la preuve absolue de l’autoritarisme sans limite et qui ne tient nullement compte de ce que préconisent les statuts et règlements. 

cas est une grave dérive que nul n’a le droit de couvrir. Les responsables doivent en subir les conséquences immédiatement. 

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