Leur nombre diminue de plus en plus : Fleuriste, un métier en voie de disparition

02/06/2022 mis à jour: 00:33
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Photo : D. R.

Le métier de fleuriste fait face à de multiples problèmes.

Les nombreux fleuristes installés dans la capitale ne travaillent que durant la saison estivale. Le reste de l’année, leurs commerces tournent au ralenti. D’ailleurs, la plupart d’entre eux préfèrent prendre leur congé en dehors de la saison estivale.

Les familles achètent les fleurs non pas par penchant romantique, mais seulement par obligation. Elles doivent se pourvoir de ce présent emprunt d’originalité lors des fêtes de mariage. Bien que les fêtes de mariage soient organisées à n’importe quelle saison de l’année, il n’en demeure pas moins que c’est durant l’été qu’est organisé le plus grand nombre de ces fêtes. «C’est durant l’été que notre chiffre d’affaires connaît une sensible amélioration. En hiver, l’activité est réduite considérablement. Nombre d’entre nous préfèrent fermer boutique», confie un fleuriste.

En ce début d’été, les fleuristes se préparent d’ores et déjà à faire face à une demande grandissante.

Les kiosques n’ont jamais été aussi beaux qu’en cette période, les fleurs y sont à la fête, vous y trouverez la marguerite, le dahlia, l’œillet, en passant par l’altier lys, la pudique tulipe, l’arun majestueux, mais la rose reste la reine incontestée de ce ballet de couleurs, rose, jaune ou rouge, elle est indétrônable.

«Que peut-on offrir de plus beau à sa future mariée qu’un bouquet de fleurs, en signe d’amour et d’affection», se plaît à dire Mourad, un fleuriste installé au centre-ville de Bordj El Kiffan. Le métier de fleuriste à Alger est bien plus qu’une profession, les fleurs nécessitant un entretien de toutes les minutes et surtout un amour inconditionnel.

Touche artistique

Ce métier nécessite une touche artistique, ne serait-ce que pour réussir les magnifiques compositions florales.

«Cependant, mis à part les mariages, les gens sont de plus en plus réticents à offrir des fleurs. Cette culture qui était ancrée dans la société algérienne tend à disparaître, notamment avec l’avènement de nouvelles notions, rendant toutes expressions de joie harem», explique-t-il.

Outre, l’absence de la culture des fleurs, les pépinières, d’où s’approvisionnent les fleuristes, cultivent de moins en moins les fleurs. «Les pépinières préfèrent les arbres fruitiers aux fleurs, car ils sont plus chers à la vente et demandent moins d’entretien», soutient Mourad.

Et d’ajouter : «C’est pour cette raison que le prix des fleurs est élevé. Nous vendons la rose à 200 DA et ce n’est pas à la portée de tout le monde.» Devant les prix affichés pour les fleurs «naturelles», et vu leur fragilité, beaucoup de clients préfèrent, à contrecœur, se rabattre sur les fleurs artificielles.

Moins symboliques et démunies d’émotion, les fleurs artificielles résistent toutefois à tous les aléas et gardent longtemps leur beauté «factice».

Les fleuristes nous diront avoir procédé à l’importation de fleurs à partir de Chine afin de les revendre en Algérie à des prix bien plus inférieurs à ceux des fleurs provenant de pépinières. 

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