Le cap de l’exportation

26/01/2023 mis à jour: 19:59
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La question de l’exportation hors hydrocarbures anime les débats sur la scène politique nationale. L’heure est à l’offensive pour la conquête des marchés extérieurs. Les pouvoirs publics surfent sur cette vague portée par les réformes économiques engagées sur le plan interne. L’encouragement à l’investissement est soutenu par les diverses facilitations introduites dans les démarches pour l’acquisition de l’assiette foncière ou des crédits bancaires. La bureaucratie qui a, de tout temps, freiné l’acte d’investir est remise en cause par la décentralisation du pouvoir décisionnel.  Lors de la récente rencontre gouvernement-walis, le chef de l’Etat a réitéré le rôle prépondérant des responsables locaux dans la gestion de leur «territoire». Leurs prérogatives aussi bien élargies que renforcées seront définitivement consacrées dans les nouveaux codes de wilaya et communal prévus cette année. Les premiers résultats de cette politique affichent déjà la réhabilitation de milliers de projets d’investissement bloqués, depuis de longues années, pour diverses raisons, souvent subjectives.

A l’échelle locale, les rapports des walis soulignent un regain notable dans la création de petites entreprises. Cette dynamique entrepreneuriale s’étend à tous les secteurs de l’activité économique. L’épisode de la Covid et les conséquences collatérales du conflit armé russo-ukrainien ont mis à nu la capacité de notre économie à faire face aux besoins multiples de la population. La raréfaction conjoncturelle des céréales a inquiété plusieurs pays qui sont déjà menacés par la sécheresse. Malheureusement, l’Algérie figure sur cette liste à risque avéré. C’est cette fragilité qui, aujourd’hui, oblige nos décideurs à réagir rapidement et efficacement pour sortir de cette ornière fort préjudiciable. L’agriculture se retrouve ainsi le premier secteur à bénéficier de toutes les attentions des pouvoirs publics afin de moderniser ses moyens de gestion et de production. Il en est de même pour ses filières de l’industrie agroalimentaire. Il faut dire que ce créneau est porteur et s’affiche déjà à l’international. De plus en plus de produits du terroir font le bonheur de la communauté algérienne établie à l’étranger. A ce stade, il convient d’intensifier le rôle de nos ambassades dans la conquête de marchés pour nos exportations. L’année 2023 se veut être celle des exportations hors hydrocarbures qui doivent atteindre les 10%, selon les estimations officielles. La relance du secteur du tourisme, surtout au sud du pays, participe, à sa manière, à engranger de la devise au bénéfice du Trésor public. Il entraîne dans son sillage la revalorisation des petites entreprises de l’artisanat pourvoyeuses de postes d’emploi, particulièrement dans le monde rural. Tout ce renouveau économique enclenché par la volonté citoyenne rencontre l’engagement du président de la République à mettre l’investisseur sous la protection de l’Etat et de la loi. Les nouveaux textes régissant les investissements directs étrangers (IDE), intervenus dans le but de booster ce secteur à l’heure de la délocalisation des entreprises lointaines, auront certainement prévu l’exportation du surplus de production des biens fabriqués sur notre sol.

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