Pas moins de 897 grains de pollen/m3 ont été enregistrés par les capteurs installés sur le toit du Centre Pierre-et-Marie-Curie (CPMC) ainsi qu’au niveau du CHU de Beni Messous, et cela, durant la dernière saison automnale, à savoir pendant les mois de septembre, octobre et novembre 2024.»
C’est ce qu’indiquent les résultats du dernier bilan trimestriel de la surveillance du pollen au niveau d’Alger, réalisés par l’Institut national de santé publique, sachant que l’indice pollinique du site du CPMC est plus élevé que celui de Beni Messous. Pour ce qui est de la plus grande concentration de pollen, celle-ci a été observée, selon le rapport, durant le mois d’octobre avec 407 grains de pollen/m3, soit 45,4% du total enregistré, contre 261 grains de pollen/m3, soit 29,1%, durant le mois de septembre et 229 grains de pollen/m3 enregistrés, soit 25,5% pendant le mois de novembre.
«Au début du mois d’octobre, la quantité du pollen dans l’air était très abondante, puis elle a diminué progressivement jusqu'à la mi-novembre», note le rapport. Précisant au passage que durant cette saison automnale, la quantité de pollen dans l’air était nettement plus importante en comparaison avec la quantité retrouvée au cours de la saison estivale. Le rapport fait aussi savoir que la quantité de pollen observée dans l’air durant la période automnale a nettement augmenté.
Celle-ci est en effet passée de 155 grains de pollen/m3 durant les trois mois de la saison estivale (juin, juillet et août) à 897 grains de pollen/m3. En termes d’espèces, le rapport révèle que les moracées ont enregistré le taux le plus élevé de pollen dans l’air à raison de 413 grains/m3, ce qui représente près de la moitié du total des grains de pollen présents dans l’air avec 46%.
Le rapport indique que les moracées ont connu une augmentation importante, passant de 9 grains de pollen/m3 durant la saison estivale à 413 grains de pollen/m3 dans l’air. Elle est suivie par les cupressacées et des urticacées avec respectivement 130 grains/m3 (14,5%) et 68 grains/m3 (7,6%). «Les autres espèces identifiées sont présentes dans l’air à de très faibles pourcentages s’étalant de 5,6% à 0,1%», poursuit le rapport. Il faut savoir que ces grains de pollen sont libérés par les végétaux pendant les périodes de floraison, et selon les végétaux, ces périodes sont différentes.
En effet, les arbustes à floraisons printanières sont les plantes qui donnent leurs fleurs de mars à juin. Les floraisons estivales donnent dès la fin juin à mi-octobre. Les floraisons automnales s’étalent de fin octobre à décembre. Pour ce qui est des floraisons hivernales, elles débutent vers la fin décembre jusqu’à mi-mars. Les grains de pollen sont ensuite diffusés par les insectes ou le vent, entraînant ainsi des allergies ponctuelles, touchant ainsi 10 à 15% de la population mondiale.
C’est pourquoi l'Organisation mondiale de la santé (OMS) classe les maladies allergiques au quatrième rang mondial des affections. En effet, elle considère que ces pathologies représentent «un problème majeur de santé publique en termes de qualité de vie, de perte de jours de travail ou d'enseignement, de coûts médicamenteux, voire de mortalité».
Plus loin encore, l’OMS fait savoir que 50% de la population mondiale souffrira d'allergies respiratoires. Il est donc essentiel d’adopter les bons gestes durant la saison pollinique. A titre d’exemple, il est important d’aérer son logement 2 fois par jour, et cela, à raison de 10 minutes tôt le matin et tard le soir.
Il est aussi recommandé de privilégier la fin de journée pour les activités extérieures et rouler les fenêtres fermées. Pour éviter les allergies aux pollens, les spécialistes recommandent de rester attentif lors des pics de pollution, car ils exacerbent les allergies aux pollens.