Hommage à la journaliste de Canal Algérie : Adieu Sabrina !

22/06/2022 mis à jour: 18:01
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Photo : D. R.

Sabrina Khelifi, une femme qui a entamé cette vie sur la pointe des pieds relevant challenges et défis sans faire de bruit, alliant la douce chaleur familiale avec son mari et ses deux enfants et la dynamique que dégage l’atmosphère de «Bonjour d’Algérie».

L’alchimie de la réussite. Sabrina Khelifi a réussi durant plus de seize ans de carrière à s’imposer comme l’une des brillantes journalistes reporters au sein de la matinale de Canal Algérie. Un parcours qu’elle a entamé avec brio dès 2006, date de son recrutement à la télévision Algérienne.

Une scientifique, fille d’un grand ingénieur en agronomie et ex-directeur du centre cynégétique de Réghaïa, Sabrina est le pur produit de l’université des sciences et de technologie de Bab Ezzouar, un cursus universitaire gratifié de tous les honneurs.

La toute jeune étudiante a réussi à traduire sa passion pour la science dans les centaines de reportages dédiés à la nature, à la santé et à l’environnement. Sabrina Khelifi ne s’est pas contentée d’aborder les stories relatives au tourisme et à la culture. Elle a vite compris qu’il fallait zoomer sur les thématiques liées à la psychologie et à la pédagogie, notamment la prise en charge des enfants autistes et ceux porteurs de la trisomie 21.

Ces «chutes» formulées d’une forte belle manière invitant les autorités et les associations à intensifier les efforts pour un meilleur épanouissement des enfants, notamment à travers la réunion des conditions pédagogique les plus adéquate à l’éveil. Les questions liées au diabète, au maladies du cœliaque et autres pathologies rares ont été souvent l’objet d’enquête, de portait et autres reportages, des sujets achevés avec beaucoup de succès permettant de soulager la peine de beaucoup de patients et leurs parents. Des informations pratiques ont été répercutées avec détails et éclairage.

Elle était ingénieur d’Etat en génie des procédés pharmaceutiques sans avoir réussi à exercer dans le domaine de la chimie faute de débouchés. Il fallait attendre l’année 2006 pour voir une porte s’ouvrir pour elle, celle de la presse, ce qui lui a permis d’appréhender le monde du journalisme avec un respect de l’éthique et du service public et informer des préoccupations des personnes qui vivent dans la précarité et plaider la cause de l’inclusion de catégories sociales aux besoins spécifiques, notamment les enfants et les personnes âgées.

Sur la chemin de la télévision.

Sabrina Khelifi a gravée les échelons au sein de la matinale en suivant des formations avec des moniteurs de la prestigieuse BBC sur le journalisme et les plateformes comme Utube et un autre training dédié a la presse et les applications mobiles.

Des formations qui ont contribué à l’émergence de tout un talent doublé d’une passion pour le journalisme du terrain. La réalisation de stories à base d’archives a été également l’un de ses objectifs qu’elle a exécutés selon les standards enseignés lors d’une formation en ligne dispensée durant l’épreuve de la pandémie de la Covide-19

Les breifing de l’émission «Bonjour d’Algérie» ont souvent été un espace ouvert à l’échange et au débat ponctués des interventions salutaires de la scientifique du groupe et des propositions ô combien originales. Toujours dans le domaine de la santé où elle a excellé, le traitement de la douleur fut le dernier travail qui devait faire l’objet d’une thématique centrale dans l’une des émissions de «Bonjour d’Algérie». Le tournage a été réalisé au niveau du centre antidouleur de l’hôpital Lamine Debaghine de Bab El Oued.

La journaliste reporter Sabrina Khelifi, éprise des valeurs de l’excellence, de la bonté et de l’amour du métier, est décédée dimanche, premier jour de la semaine sur le chemin de la télévision. Un choc qui a provoqué une grande consternation et un profond abattement au sein de la télévision algérienne.

Ses collègues, dont la réalisatrice Wafa Laghouati, se sont dépêchés pour secourir la défunte qui, malheureusement, a rendu l’âme à la polyclinique Bouchenafa du Boulevard des Martyrs. Tout un symbole de persévérance et d’intégrité, tout comme son époux réalisateur de la célèbre émission cinéthématique qui a vécu cette disparition brusque et funeste dans le plus profond de son être. Une femme d’un silence olympien et d’une clairvoyante intelligence intuitive ravie à l’affection des siens à l’âge de 37 ans. Repose en paix Sabrina. Ina lilah wa ina ilayi radji3oun. B. A.

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