En raison des prix abordables proposés : Ces nouvelles cités qui attirent les locataires de logement

06/02/2022 mis à jour: 07:32
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Les locataires sont attirés par l’offre des nouveaux sites d’habitation de la banlieue.

Malgré les dizaines de milliers de logements construits dans la capitale, la crise du logement persiste. Dans tous les chefs-lieux de communes ou grands centres urbains, les prix sont hors de portée et un simple salarié ne peut y accéder. 

Un F3 à Ouled Fayet est affiché à 6,5 millions, à Draria 4,5 millions, à Baba Hassan, il est proposé à 3,6 millions. Un F4 est affiché à 4,5 millions à Souidania et 7 millions à Reghaia.

A Cheraga, un F2 au niveau de villa est à 8 millions, alors qu’il est à 3 millions à Beni Messous. Il est certes difficile de parler de moyenne ou de lier un prix à une commune, mais la tendance générale est plutôt «décourageante» pour de nombreux chef de famille. «Trouver une maison avec un minimum de commodités et près des centres urbains à un prix acceptable est quasiment impossible», estime un citoyen, marié, quatre enfants. Selon lui, des propriétaires «invoquent la crise et l’inflation pour justifier la hausse des prix». 

«Certains préfèrent garder leurs bien vides que de baisser les prix», explique un autre citoyen. Toutefois, de nombreux couples, dont des nouveaux mariés ne possédant pas de logement, sont obligés de recourir à la location. 

A Alger, faut-il le préciser, de nombreux résidents quittent la maison des parents une fois mariés. L’exiguïté en est souvent la principale cause. Si par le passé, les moins nantis optaient pour les wilayas limitrophes, telles que Boumerdès, Tipasa ou Blida, ou des habitations peu confortables sises dans les banlieues en attendant des jours meilleurs, la tendance a bien changé depuis peu. 

Sidi Abdellah, Tassala L’merdja, Birtouta et Bouinane offrent bien des avantages pour les chercheurs de location à bon prix. En raison souvent de la distance et du manque des transports et des commerces, des cités entières, livrées à leurs bénéficiaires, demeurent «fantomatiques».

 Certains bénéficiaires, eux- mêmes dans le besoin, proposent leurs appartements à la location. Des pages sur les réseaux sociaux regorgent de ce genre d’offres. Les concernés n’avancent généralement pas de prix et demandent aux intéressés de les contacter en privé. Ainsi, à la nouvelle ville de Sidi Abdellah, l’on peut bien tomber sur un bel F3 à 18 000 DA négociable ou un F4 à 20 000 DA. 

A Bouinane, avec un peu de chance on peut louer pour 15 000 DA. Mieux encore, certains locataires, dont le principal souci est de gagner de quoi payer les charges, n’exigent pas 12 mois d’avance et se contentent de trois ou quatre mois seulement.

 Un détail qui rend un grand service aux demandeurs de logement, souvent obligés d’emprunter de l’argent pour s’acquitter de la somme convenue. «Cela fait des années que je loue dans un haouch du côté de Qahouet Chargui. Je payais 22 000 DA pour une construction presque en bidonville. Je viens de dénicher un F3 à Sidi Bennour, pour 18 000 DA», raconte une mère de famille, plutôt satisfaite. Mais à l’image de bien d’autres citoyens, elle dit souffrir le martyre à cause du problème de transport des voyageurs. «La cité est située pas loin de Maalma. Elle est enclavée à cause du retard dans la réalisation d’une voie la reliant à l’autoroute», déplore-t-elle. Selon de nombreux résidents, un nombre important d’offres de location ne trouve pas preneurs, faute de certaines commodités de base, routes et transport notamment. 

Et il suffit de rectifier cette lacune pour que de plus en plus d’habitants de la capitale aient le choix à la location et que les prix soient éventuellement tirés vers le bas.  
 

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