Digital African Summit : Lieu d’échanges et opportunités d’affaires

01/06/2022 mis à jour: 21:29
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Le Digital African Summit (Sommet africain du digital) a débuté hier au Centre international des conférences (CIC) à Alger, avec la participation de plus de 1200 décideurs et une centaine d’entreprises et start-up exposantes, issus d’une vingtaine de pays d’Afrique et du monde. 
 

Le Groupement algérien des acteurs du numérique (GAAN) est l’organisateur de cet événement. Lancé en 2020 par un groupe d’entreprises algériennes œuvrant dans le domaine du numérique, le GAAN réunit quelque 500 adhérents et plus de 6000 sympathisants.

 La rencontre regroupe durant trois jours les acteurs africains du secteur pour envisager ensemble l’édification de projets futuristes sur le continent et dans le monde, en présence de responsables d’institutions et d’entreprises nationales et africaines ainsi que de représentants d’organisations internationales et du corps diplomatique accrédité en Algérie.
 

Mohammed Belhocine, commissaire de l’Union africaine (UA) en charge de l’éducation, la science, les technologies et l’innovation, a déclaré : «Cet événement survient à un moment critique où la pandémie de Covid-19 a occasionné un besoin nouveau et urgent d’adoption de technologies habilitantes, d’innovations et de solutions numériques pour la reprise économique, la reconstruction de systèmes meilleurs, durables et résilients pour fournir de meilleurs services à nos nations.» 

Selon lui, «des services tels que le commerce électronique, la santé, la finance, l’éducation et l’agriculture peuvent être fournis par les secteurs public ou privé, mais plus important encore, ils peuvent impliquer des petites et moyennes entreprises et des start-up. Dans une économie moderne axée sur le savoir, l’atout le plus précieux que la nation puisse posséder est une main-d’œuvre instruite, alphabétisée et qualifiée dans le domaine numérique. 

L’Union africaine est en train d’élaborer la stratégie d’éducation numérique pour promouvoir la citoyenneté numérique, faciliter l’utilisation des TIC pour l’enseignement, l’apprentissage et la recherche et renforcer la compétitivité de l’Afrique». 

Avec la Covid-19, les technologies et solutions numériques ont tenu leurs promesses avec la mise à disposition d’outils permettant d’accéder à une éducation et une formation professionnelle de qualité et adaptées. Mais, selon lui, «pour être équitable et généralisée, l’innovation numérique a besoin d’un effort financier pour atteindre les groupes pauvres et exclus, qui n’ont peut-être pas eu accès aux services financiers formels. Les innovations numériques et la technologie doivent donc servir à aider les gens à améliorer leur vie». 
 

Les portefeuilles mobiles et les plateformes de transfert d’argent, les plateformes de livraison de produits, les applications de taxi ne sont que quelques-unes de ces solutions numériques qui améliorent la vie des citoyens et des entrepreneurs. 

Il rappelle que les Etats membres de l’UA «avaient appelé à allouer 1% du budget des pays à la recherche et au développement», et de plaider pour que cet engagement soit honoré graduellement, dans des délais raisonnables. «L’UA a élaboré une stratégie de transformation numérique pour l’Afrique afin d’exploiter les technologies numériques et l’innovation, transformer les sociétés et les économies africaines pour promouvoir l’intégration de l’Afrique, générer une croissance économique inclusive, stimuler la création d’emplois, briser la fracture numérique et éradiquer la pauvreté pour le développement socioéconomique du continent.» 

Tadjeddine Bachir, président du Groupement algérien des acteurs du numérique (Gaan), a, comme à son habitude, eu un discours direct et parlé en allant droit au but. Il dira : «Le monde a toujours reconnu l’Afrique comme un eldorado aux ressources et aux richesses infinies. Aujourd’hui encore, l’histoire se répète. 

Le monde se bouscule de nouveau pour se frayer un chemin vers l’Afrique, et nous nous retrouvons encore au centre de l’échiquier stratégique mondial.» Mais, poursuit-il, «aujourd’hui n’est pas hier. L’Afrique d’aujourd’hui n’est pas celle d’hier. Les enjeux d’aujourd’hui ne sont pas ceux d’hier. Même les ressources pour lesquelles l’Afrique est enviée aujourd’hui ne sont pas celles d’hier. 

L’avènement d’internet, des nouvelles technologies, du digital ou, devrais-je dire, du numérique ont façonné un monde dans lequel nous avons tous la possibilité d’être ‘‘maîtres de notre destin, capitaines de notre âme’’, pour reprendre les vers du célèbre poème de chevet de Nelson Mandela». 

Selon ses analyses et observations, «nous avons aujourd’hui, plus que jamais auparavant, le devoir, la responsabilité historique de saisir l’opportunité unique que nous offre le digital et les technologies pour rattraper le retard civilisationnel qui nous sépare du monde. 

Ceci ne pourra se faire que si nous arrivons ensemble à comprendre les défis de notre époque, à y trouver et à y proposer les réponses qui permettent de positionner nos peuples par rapport à ces enjeux. 

Et cela ne pourra se faire que si nous réussissons à construire ensemble les mécanismes d’intelligence collective qui nous permettront de parcourir main dans la main l’aventure technologique et civilisationnelle qui nous attend». 
 

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