Des changements dans les rangs de la police : De nouveaux chefs à la tête des RG et de la Sécurité publique

02/08/2023 mis à jour: 09:01
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De nouvelles nominations à la tête de vingt- quatre sûretés de wilaya (sur 58) et de quatre directions centrales de la Sûreté nationale ont été annoncées lundi. Elles concernent notamment la promotion de onze adjoints de chefs de sûreté de wilaya au poste de chefs de sûreté de wilaya, la mutation de 6 parmi ceux qui étaient au sud du pays dans les wilayas du Nord et la nomination de chefs de sûreté de wilaya à la tête des nouvelles wilayas de Ain Guezzam, Timimoune, Ain Salah et Menea.

 L’on constate que les changements touchent quelques wilayas  économiques ou à forte densité de population avec un fort taux de criminalité.

 C’est le cas  des wilaya d’Alger, Annaba, Mostaganem, Boumerdès, Laghouat, Blida, Sétif et Bordj Bou Arreridj, à la tête desquelles, il y a eu la désignation respective des contrôleurs Zaber Abdelwahab, Mehailia Mouloud, Bouchnab Abderrahmane, les divisionnaires, Zerg El-Ain Hakim, Bellounis Abdelouahab , Allalou Mourad, Benamira Toufik et Rezzak-Habla Abdelghani. Les wilayas frontalières n’ont pas connu de mouvement et ce, à l’exception d’Adrar et des nouvelles wilayas, Ain-Guezzam, Naama, El Menia, Ain Salah qui ont respectivement à leur tête les  divisionnaires Benyezar Rabah, Ben Ouis Abdennour et Cheikh Boukal Djamel. Au niveau de l’administration centrale, les changements ont été apportés à des postes clés. 

D’abord la direction des Renseignements généraux (RG), le cœur même de la DGSN, qui a été désormais confiée au contrôleur Fezzaa Abdelkrim, puis la direction de la sécurité publique, à la tête de laquelle, a été nommé le contrôleur Nouioua Badis et enfin la direction de la police générale, à la tête de laquelle a été désigné le contrôleur Hassaine Mohamed. L’une des plus importantes structures de lutte contre la criminalité, à savoir le SCRC (service central de la répression de la criminalité), a elle aussi connu un changement à sa tête avec la nomination du contrôleur Hassan Sidhoum. 
 

«Nouvelle dynamique»

Connu pour ses interventions médiatiques récurrentes sur la criminalité routière, le divisionnaire Nait Al Hocine Ahmed, a quant à lui été promu au poste de directeur des études au cabinet du directeur général de la Sûreté nationale. Dans son communiqué, la DGSN a expliqué que ce mouvement  entre dans le cadre «d’un plan de travail axé sur l’évaluation globale des services sur une période de trois ans dans le but de créer une nouvelle dynamique et un mobilité des responsables des structures à tous les niveaux». 
 

Ce mouvement, faut-il le rappeler, est le deuxième depuis l’arrivée de l’actuel DG, Farid Bencheikh à la tête de la DGSN, au mois de mars 2021. Le premier a été opéré, en juillet 2022, avec des changements à la tête de nombreuses directions centrales. 
 

Ainsi la direction de la police des frontières a été confiée au contrôleur Badaoui Ali, ex-chef de la sûreté de wilaya de Bejaïa, et la direction de l’administration générale, au contrôleur, Allali Abdelhakim, ex-chef de sûreté de la wilaya de Médéa. La direction de la police judiciaire a, elle aussi, changé de main. 

Elle a eu à sa tête le contrôleur et ex-chef de la sûreté de Sétif, Mourad Zenati. Il y a eu aussi la nomination du contrôleur Bouslah Yahia, ex-inspecteur régional de la sûreté de l’Ouest, au poste de directeur des ressources humaines et du contrôleur Fayçal Hassani, et ex-directeur des études chargé du secrétariat général de la DGSN, au poste de directeur de la formation, mais aussi celle du contrôleur Madi Selma, comme directrice de la santé, des œuvres sociales et des activités sportives, après avoir dirigé l’hôpital central de la Sûreté nationale. 

Il y a eu aussi la nomination de 12 nouveaux chefs de sûreté de wilaya et la mise de fin de fonctions pour 11 autres. 

Parmi les 12 wilayas concernées par les nouvelles nominations, au moins quatre (Alger, Annaba, Sétif, Blida) font partie  des changements de cette année. Pour les plus avertis, ce deuxième mouvement en l’espace de deux ans, répond à «des nécessités de service», alors que pour d’autres il obéit à des «considérations de gestion des carrières».
 

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