Chantiers d’été

11/05/2024 mis à jour: 01:25
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Les derniers incidents enregistrés récemment dans des écoles primaires, où de graves détériorations des structures ont causé des blessures à des élèves, posent le caractère urgent des chantiers à engager dès l’été prochain. Les responsables locaux et centraux s’étaient enquis de la prise en charge des victimes dans les hôpitaux et ont annoncé des enquêtes à différents niveaux et compétences.

Le dossier ne se referme pas pour autant, il ne fait que s’ouvrir, et appelle à la mise en place d’un programme de rénovation d’envergure des établissements scolaires à travers toutes les localités ainsi que d’un plan de réalisation de nouvelles structures devant accueillir les élèves dans les meilleures conditions de sécurité et de commodité.

L’importance de cette question est à la mesure de l’émotion suscitée au sein de la population par la survenue de ces faits dramatiques. L’admission des élèves dans des blocs opératoires pour cause de défauts de maçonnerie dans leurs écoles est inimaginable et impossible à comprendre, à l’heure où les techniques de construction promettent une sécurité parasismique même en cas de fortes secousses telluriques. 

Il n’y aura donc pas de vacances pour tous les services concernés par l’élaboration d’un état des lieux des structures éducatives et la mise en œuvre d’un programme de réhabilitation des établissements en prévision de la prochaine rentrée scolaire.

L’entretien des écoles primaires a toujours relevé des assemblées locales, ce qui permet aujourd’hui à ces dernières de déterminer et de répertorier les urgences constatées au niveau des villages et en périphérie ou à l’intérieur des agglomérations. La responsabilité des élus est engagée au moins pour identifier et transmettre les situations qui commandent une intervention sans délai des services étatiques pouvant mobiliser rapidement des projets sectoriels avec les financements nécessaires.

Après les signaux d’alerte qui ont fusé avec fracas à l’est et à l’ouest du pays, une réadaptation de la vision qui est portée sur le secteur de l’éducation s’impose réellement.

Ce ne sont plus les résultats aux examens de fin d’année scolaire qui importent exclusivement, ou le réaménagement des matières à la rentrée suivante, mais, aussi et désormais, la fiabilité structurelle des espaces d’enseignement. Il était toléré que la cantine ou autres services annexes soient aléatoires, mais il n’est pas possible d’admettre que la défaillance et le fléau de la malversation touchent aussi la réalisation des salles de classe, frappées du sceau sacré de l’apprentissage et du savoir.

Les partenaires sociaux ont un rôle particulier à assumer s’agissant de la préservation du cadre de travail et des conditions d’accueil des élèves. Le Syndicat des directeurs des écoles primaires a été pendant des années l’une des organisations professionnelles les plus dynamiques du secteur de l’éducation nationale. Avec les collectifs enseignants, ils auront la latitude de suivre la mise à niveau et la réhabilitation de leurs établissements respectifs, en plus des requêtes sociales traditionnelles à propos desquelles les autorités centrales du pays viennent de réitérer leur engagement solennel.

Les élèves, eux, ont la seule tâche d’apprendre. Leurs vacances doivent être préservées, soustraites à toute forme de cours de soutien comme cela a été étrangement initié récemment à l’adresse des candidats aux examens nationaux. L’encouragement à l’activité sportive est par contre très opportun pour les élèves dont les capacités d’apprentissage sont maximales pendant les séances de cours réguliers, lorsque les conditions pédagogiques et infrastructurelles sont réunies

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